Cela sent la fin pour les Golden Globes. Autrefois considérés comme prestigieux, les prix remis par 87 journalistes étrangers (moins un désormais, un ex-président ayant été exclu pour un tweet raciste) établis à Hollywood, prétendument (mais en réalité assez peu) annonciateurs des futurs résultats des Oscars, ne seront pas décernés en 2022. NBC, la chaîne qui possède les droits de retransmission de la cérémonie, a annoncé qu’elle ne la retransmettrait pas, en raison de la lenteur des réformes au sein de la Hollywood Foreign Press Association (HFPA).

Les raisons de cette décision ? La lenteur des réformes décidées, et pourtant réclamées en urgence par 104 sociétés d’attachés de presse : “Nous appelons la Hollywood Foreign Press Association à manifester rapidement un changement profond et durable pour éradiquer la philosophie d’exclusion de longue date et la pratique omniprésente de comportements discriminatoires, de manque de professionnalisme, d’irrégularités éthiques et de corruption financière présumée endémique à la HFPA.”

Comme si cela ne suffisait pas, Scarlett Johansson avait appelé au boycott de l’organisation après avoir subi des “questions et remarques sexistes par certains membres de la HFPA, qui frôlaient le harcèlement sexuel. C’est pour cette exacte raison que j’ai, pendant des années, refusé de participer à leurs conférences.”

L’association est accusée de sexisme, racisme, corruption et homophobie.

Mark Ruffalo lui avait emboîté le pas : “Je ne peux pas être fier d’avoir reçu ce prix.” Et Tom Cruise leur a renvoyé ses trois trophées pour protester contre “leurs pratiques sexistes, homophobes et racistes d’exclusion, de harcèlement et de partialité.”

En panique, l’association a aussitôt publié un calendrier de réformes complètes d’ici au 2 août. Mais le mal est fait, et il sera difficile d’améliorer son image.