En annonçant avoir choisi la Wonder Woman Gal Gadot pour tenir le rôle principal, la réalisatrice Patty Jenkins ne s'attendait certainement pas à déclencher une telle polémique. L'objectif était, comme l'a précisé la comédienne israélienne, de montrer une grande figure historique "à travers le regard des femmes, à la fois derrière et devant la caméra." Et Patty Jenkins d'ajouter: "Nous espérons que les femmes et les filles du monde entier, qui aspirent à raconter des histoires, ne renonceront jamais à leurs rêves et feront entendre leur voix, par et pour d’autres femmes."

Comment, ce "girl power" bien dans le prolongement du mouvement #MeToo a-t-il pu se transformer ainsi en une grosse vague de protestations ? Sur les médias sociaux, de nombreuses personnes ont aussitôt critiqué un "whitewashing culturel", avant de réclamer que le rôle soit redistribué à une comédienne africaine. "Je suis sûre que Gal Gadot va livrer une prestation formidable en tant que Cléopâtre, a par exemple tweeté la romancière américaine Morgan Jerkins. Cependant, personnellement, j'aimerais une Cléopâtre plus foncée qu'un papier d'emballage brun, parce que cela semble un peu plus exact historiquement."

D'autres internautes ont aussitôt répliqué qu'elle était d'ascendance macédonienne et qu'on ignorait quelle était sa couleur de peau. Enfin, en Israël, certains voient dans cette polémique de l'antisémitisme, en rappelant que leur pays et l’Égypte sont juste voisins.

Cela chauffe donc sur les réseaux sociaux. Et cela, alors que le tournage n'a même pas encore débuté. Cela promet pour la suite.