Même si des progrès ont été réalisés ces dernières années, il reste beaucoup de chemin à parcourir à Hollywood en matière de diversité. Changer les mentalités prend bien trop de temps. Mais l’université UCLA a sans doute trouvé l’argument qui fera mouche auprès des studios et les incitera à accélérer le processus. Pour y parvenir, elle a comparé les chiffres d’entrées de 109 films, classés en fonction de leur budget mais aussi du nombre de personnes issues des minorités aux postes clés (devant ou derrière la caméra), les chercheurs sont parvenus à établir l’impact financier du manque de diversité.

Les résultats sont sans appel. Pour les blockbusters, d’un budget moyen de 159 millions $, les pertes sont de 32,2 millions $ lors de l’importantissime week-end de démarrage (il représente un quart des entrées à lui tout seul), avec un impact final estimé à 130 millions $. Soit l’équivalent de 82 % du budget initial. Énorme.

Pour les films "moyens" (en termes américains, ce qui représente quand même 78 millions $), les dégâts sont à peine inférieurs : 13,8 millions $ lors de la sortie, et 55,2 millions $ (soit 71 % du budget) à l’arrivée.

Enfin, pour les "petits" films, pour lesquels 15 millions $ suffisent pour couvrir les frais de tournage, l’enquête n’a pas révélé de différence significative. Mais il est vrai que c’est dans ces oeuvres-là qu’on retrouve, et de très loin, la plus forte diversité…

Voilà qui devrait inciter les Majors à tourner plus de Black Panther, Coco, Crazy Rich Asians ou de Stars Wars, histoire que tout le monde puisse se retrouver sur les grands écrans.