Les croque-morts du 7e art, qui le voyaient disparaître à très court terme au profit du streaming, vont devoir revoir leurs projections futuristes. Le pouvoir d’attraction des écrans géants reste énorme. Et, notamment grâce à la vaccination, surpasse de nouveau très largement la peur du covid.

Le week-end écoulé en a administré la preuve. Avec une foule de records pulvérisés. Grâce à un sauveur du monde, James Bond, mais aussi à un super-méchant de l’écurie Marvel, Venom.

Incarné pour la toute dernière fois par Daniel Craig, 007 a frappé fort avec No Time to Die. Qui pulvérise le meilleur démarrage de l’année, avec 119,1 millions $ de recettes pour son démarrage, très loin au-dessus des 80 millions $ de Black Widow. Un résultat d’autant plus remarquable que le film n’a pas été présenté dans les deux plus gros marchés du monde, à savoir la Chine et les USA, ni même en France.

Ce n’est pas tout : il a réussi l’exploit de réaliser le meilleur démarrage d’un film de James Bond dans 24 des 54 pays où il était présenté. Et le meilleur de l’année dans 21 nations.Et en Belgique ? On n’en sait rien pour l’instant, la culture du secret étant étrangement d’application chez nous.

Le raz-de-marée "bondien" ne doit pas éclipser un autre départ en force, celui de Venom: Let There Be Carnage. Le symbiote extraterrestre, antithèse de Spider-Man, a réalisé un box-office de 90,1 millions $ rien qu’aux États-Unis. Ce qui constitue le record de l’année outre-Atlantique. Preuve que Marvel n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction. Chez nous, il faudra faire preuve d’un peu de patience avant de le découvrir : cette suite de Venom n’est attendue dans nos salles que le 13 octobre.