Le travail d'écriture a démarré. Pour respecter les règles de sécurité imposées par le covid-19, les scènes de foules seront coupées et les comédiens vont devoir payer de leur personne.

L'archéologie n'a rien d'une discipline sportive basée sur la vitesse. Et même s'il se montre extrêmement dynamique à l'écran, entre deux grandes expéditions, Indiana Jones tient assurément plus de la limace un tantinet fainéante que de l'Usain Bolt des fouilles. En 39 ans, il ne s'est offert que quatre aventures hors des locaux universitaires. Et la dernière remonte déjà à 12 ans. C'est dire si sa cinquième recherche d'un trésor mythique, annoncée depuis de nombreuses années, a été enrobée, au fil du temps, d'un voile de scepticisme.

Les gratouilleurs de vieilles pierres de peu de foi ont cependant eu tort de douter. Le producteur Frank Marshall vient de l'annoncer: Indiana Jones, c'est parti. Du moins, au niveau du travail d'écriture. "Cela vient juste de commencer", a-t-il expliqué dans une interview à Collider. Avant de préciser que ce script devra tenir compte des règles de distanciation sociale et de sécurité que risque d'imposer encore longtemps le covid-19. "La chose la plus importante, d'évidence, c'est la sécurité de chacun, acteurs, membres de l'équipe, nous tous. Nous sommes donc très attentifs aux règles de conduites qui arrivent doucement, fournies par les experts en santés, les studios et les différents corps de ce business. Nous essayons de tenir compte de tout, pour avancer en toute sécurité. Cela va ralentir le processus, certaines choses devront être abandonnées, il va falloir s'adapter. Vous ne verrez pas beaucoup de scènes avec beaucoup de monde pendant un moment, par exemple. Il n'y aura plus non plus de service de navette, donc ce serait mieux pour certains de rester bien en forme." Un petit message pour Harrison Ford, qui file vers ses 78 ans ?

Pour l'instant, l'objectif est toujours de l'amener sur les grands écrans en 2022, pour son 80e anniversaire. Non pas sous la direction de Steven Spielberg, mais bien de James Mangold. "C'est une cible mobile, pour l'instant. Énormément de personnes travaillent à la recherche d'une solution, pour pouvoir travailler en toute sécurité." Aujourd'hui, à Hollywood, plus personne n'ose réellement s'avancer sur un calendrier de sorties.