Cinéma

Si Clooney était une toile, nul doute qu’une majorité de femmes l’accrocherait de façon ostensible dans leur chambre à coucher ! En attendant, dans The Monuments Men (très bientôt dans les salles obscures), le nouveau film de notre serial lover, il est question d’art…

Il paraît que sur le set de Monument Men, l’ambiance était plutôt potache…

"Vous me connaissez ! J’adore faire des blagues ! Pendant le tournage de Monument Men, ma tête de Turc, c’était Matt Damon. Il était arrivé à Berlin en disant, content de lui :’J’ai trouvé un coach et un cuisinier diététicien ! Je compte perdre du poids pendant que je suis ici’. Donc tous les trois/quatre jours, j’ai demandé à la costumière de rétrécir la taille de son pantalon de quelques centimètres, ce qui fait qu’au bout d’un mois, le pantalon était toujours trop serré ! Matt était complètement déboussolé. Mettez-vous à sa place : il mangeait quasiment que de la salade. Théoriquement donc il aurait dû flotter dans son pantalon ! Bref, c’était vraiment drôle de le voir souffrir." (rires)

C’est la blague dont vous êtes le plus fier ?

"Dans le Top 5, je mettrais aussi celle que j’ai faite à mon père (NdlR : qui interprète le personnage incarné par George une soixante d’années après les faits). Mon père est dans la dernière scène de The Monuments Men. Nous étions en Italie, dans ma villa, lorsque je lui ai montré le moment où on le voit grimper d’un pas lent et hésitant les marches qui se trouvent dans une église. Dans cette église, j’avais fait installer une plaque funéraire sur laquelle on pouvait lire en grosses lettres : À la mémoire de Nick Clooney…"

Comment a-t-il réagi ?

"Il m’a dit : ‘Mais ça va pas ? Tu es complément dingue !’ Je lui ai répondu : ‘Tu sais Dad, le film va sortir dans un bout de temps.’ (rires) Il m’a rétorqué : ‘Oui ? Et alors’. ‘Et alors tu sais bien que dans un film, ça coûte moins cher de faire enlever un truc, en l’occurrence cette plaque que de le rajouter’. (rires) Il a trouvé ça très drôle."

Parlons sérieusement maintenant, y a-t-il une œuvre d’art sur Terre pour laquelle vous risqueriez votre vie ?

"Non, mais c’est une bonne question. Je me verrais mal mettre ma vie en péril pour une œuvre d’art quelle qu’elle soit. Pour un membre de la famille ou pour un chien, on comprend plus aisément et encore il ne faut pas que le chien vous morde en l’attrapant ! (rires) Vous savez, j’ai un drapeau américain chez moi qui a appartenu à mon oncle George. C’est le drapeau qui recouvrait son cercueil. Un drapeau parfaitement plié et que mes parents m’ont donné car ils savaient que mon oncle et moi étions très proches ! Malgré tout, je ne me vois pas pour sauver cet objet auquel je tiens beaucoup courir à l’intérieur de ma maison, si celle-ci était en feu. Par contre, si je voyais une bande de néo-Nazis en train de faire cramer un drapeau américain, peut-être que je risquerais ma vie pour les en empêcher ! À cause de la symbolique détestable que représente ce geste."

Si on entrait par effraction chez George Clooney, dans sa villa du Lac de Côme, on pourrait envisager de ramener quel genre de butin dans son sac ?

"Je ne suis pas un grand collectionneur d’art. J’ai quelques toiles qui pendouillent sur mes murs, et elles sont très importantes à mes yeux. Quand j’ai refait mon intérieur il y a quelques années, j’ai embauché un décorateur. Le gars semblait s’y connaître en art ! Quand je lui ai montré ma collection, ce salaud m’a balancé que tous mes tableaux valaient moins cher que les clous avec lesquels je les avais accrochés. J’ai bien essayé de me justifier en lui racontant, par exemple que j’avais acheté quand j’avais 33 ans tel tableau dans telle rue lors de mon premier voyage à Paris ! Tel autre à Madrid ! Mais j’avais le sentiment de parler à un mur. Ma collection reflète mes voyages, mes rencontres, mes souvenirs. C’est pour ça qu’elle est précieuse à mes yeux !"