Au (télé)travail, dans la rue, face aux salles de spectacle (qui n'ouvriront que ce mercredi) ou lors des réunions familiales, on ne peut que faire le même triste constat: le coronavirus a fortement impacté notre mode de vie. Mais qu'en sera-t-il une fois qu'il sera rangé au rayon des mauvais souvenirs ?

Des chercheurs mandatés par l'agence hollywoodienne UTA IQ se sont penché sur la question, en analysant un sondage réalisé auprès de mille Américains âgés de 18 à 54 ans. Et si certaines conclusions étaient attendues, d'autres ne l'étaient pas vraiment.

Ainsi, l'enquête révèle que 84 % des personnes ont passé plus de temps à visionner des divertissements (films, séries,...) durant la pandémie. Ce qui paraît parfaitement logique, vu que la plupart des sorties n'étaient pas autorisées. Là où cela devient intéressant, c'est quand 67 % des sondés affirment avoir l'intention de ne pas changer leur mode de "consommation" des fictions à l'avenir. Une bonne nouvelle pour Netflix, Disney+, HBO Max et compagnie, mais pas nécessairement pour les salles de cinéma. D'ailleurs, 70 % des sondés déclarent souscrire à au moins deux plateformes de streaming, et personne n'envisage de renoncer à un abonnement.

Les surprises arrivent plutôt dans la deuxième partie de l'enquête. 40 % des Américains estiment que les divertissements améliorent le moral, 33 % ont envie de découvrir des productions internationales (un résultat énorme dans un pays où l'on a tendance à faire des remakes des grands succès étrangers) et 25 %se sont ouverts à d'autres genres que ceux qu'ils avaient l'habitude de regarder durant le confinement. D'une certaine manière, le covid-19 a donc élargi leur horizon... en matière de fiction. Et ça, aucun expert ne l'avait vu venir.