Coyote Ugly. Un peu dangereux

BRUXELLES Avec du mouvement, de l'énergie, de beaux jeunes gens (un, en tout cas), de belles jeunes filles (à la pelle), des chansons, du rythme, des décors un peu trash sans oublier, bien sûr, une merveilleuse histoire d'amour, Coyote Ugly vise un public d'adolescents. Tout est là pour leur plaire. Il en sera probablement ainsi.

Mais, à un autre égard, ce film, bien gentil à la vision, peut se révéler dangereux. Parce que, au cinéma, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, dans un univers où, dans la réalité, tout le monde, il est mafieux. Et il ne faudrait pas que des gamines de 14 ans se mettent à rêver d'avoir un destin comparable à celui de Violet (Piper Perabo) dont le conte de fées commence décidément très mal. Rêvant de réussite dans la chanson, elle quitte son papa (John Goodman) et sa province pour s'installer dans un taudis de New York. Sa recherche d'un producteur est désespérante. La jeune est épuisée, moral sous zéro et fauchée, lorsqu'elle se retrouve dans un bar où cinq filles ravissantes et super bien fringuées font la fête. Les dollars valsent. Et l'une d'entre elles décrète: `Maintenant, c'est fini. J'ai assez gagné. Je m'en vais!´ C'est la star principale du film, Tyra Banks (qu'on reverra une autre minute dans la scène finale).

Violet voudrait la remplacer dans son job. Et son job, c'est serveuse-danseuse sexy dans un bar pour hommes qui s'appelle Coyote Ugly. Et qui est tenu par une femme, Lil (Maria Bello), dont la première qualité est le sens de la solidarité. Elle embauche Violet, lui pardonne ses erreurs et ses lenteurs de débutante Assez loin, il faut le dire, des réalités de ce genre de terrain.

La suite se devine aisément.

Eddy Przybylski