J.J. Abrams serait sur le point de décrocher un contrat record à Hollywood.

Sylvester Stallone le confiait lors du dernier Festival de Cannes : "Dans les années 80, c’est la star qui comptait pour attirer le monde dans les salles, aujourd’hui, c’est l’histoire." Cette évolution a complètement transformé la logique économique hollywoodienne. Désormais, les idoles des cinéphages reçoivent des cachets nettement moins importants que ceux de leurs prédécesseurs voici 20 ans, mais avec des pourcentages sur les recettes. Par exemple, Tom Cruise se voit garantir par contrat 13 millions $ (on s’en contenterait…) alors que Mission : Impossible 3 lui avait rapporté 75 millions $ en 2006. Mais de manière générale, les cachets ont été coupés par deux.

Les grosses liasses de billets, les studios les gardent désormais pour le nerf de la guerre. Autrement dit, les concepteurs de programmes. En juin dernier, le scénariste-réalisateur-producteur-showrunner Greg Berlanti (Dawson, Everwood, Arrow, The Flash, Riverdale, Batwoman) s’était vu proposer un contrat de 400 millions $ pour cinq ans par Warner Bros. Soit 100 millions $ de mieux que Ryan Murphy, le créateur de Glee, Nip/Tuck ou 9-1-1.

Mais ils pourraient bien se faire dépasser par une personnalité nettement plus connue du grand public. Selon plusieurs médias américains, J.J. Abrams serait sur le point de décrocher un contrat de 500 millions $ de la part de la Warner Bros.

Une somme astronomique qui peut s’expliquer. Avec l’émergence des nouvelles plateformes, les contenus constituent le seul atout pour attirer les nouveaux abonnés. Et de ce point de vue-là, le réalisateur du prochain Star Wars : The Rise of Skywalker, producteur de Westworld et concepteur de séries comme Lost ou Alias, offre de sérieuses garanties. Plus que n’importe quelle star, en tout cas.

Vu la concurrence féroce entre studios, cela n’a manifestement pas de prix.