Mourir à San Hilario. Confusion de genres

BRUXELLES Dans la vogue – plutôt en verve ! – du cinéma latino-américain, ce Morir a San Hilario occupe une place sans doute moins marquante. Le sujet, pourtant, ne manque pas d’originalité.
Petite bourgade perdue au fin fond de la pampa argentine, San Hilario était jadis célèbre pour ses somptueux enterrements. Mais depuis que les gens se contentent d’obsèques rapides et banales, la moitié du village est au chômage. Aussi, lorsque le maire apprend qu’un candidat à un enterrement de première classe arrive par le prochain train, tout le monde se prépare à l’accueillir en grandes… pompes. Il y a pourtant un hic. Le futur pensionnaire du cimetière de San Hilario meurt d’une crise cardiaque dans le train et c’est un fugitif qui est accueilli en héros, ne sachant pas ce qui lui arrive. Le gaillard assiste ainsi aux préparatifs de son enterrement. Inutile de dire qu’on ne va pas en rester là…
Mise en scène par l’actrice catalane Laura Mana, cette comédie dramatique a en fait du mal à se situer et à trouver son rythme. On démarre dans l’humour absurde, puis on bascule dans le thriller et enfin dans la comédie sentimentale, de sorte qu’on perd un peu le fil du récit.
C’est dommage dans la mesure où la mise en scène constitue en revanche un brillant hommage au cinéma des années cinquante, tant par la reconstitution des décors que par le jeu des couleurs.