Président de la médiathèque à Paris depuis 2007, il s’est battu pour rendre hommage à Louis de Funès, pourtant aux antipodes de son propre style. "On avait fait de la Cinémathèque le temple d’un certain cinéma. J’ai toujours voulu l’ouvrir. Beaucoup sont venus pour la première fois grâce à cette expo sur de Funès. Ils avaient vu ses films à la télé, mais sur grand écran, avec les détails, c’est encore autre chose. L’expo montre très bien qu’il s’est préparé pour être comique. Il étudiait les autres uniquement pour faire rire. Il avait une vision claire. Je ne pense pas qu’il aurait eu envie de faire autre chose. Moi, j’ai tourné peu de comédies car c’est le genre le plus difficile."

Autre surprise : le regard qu’il jette sur sa propre filmographie. "Je ne ferais plus L’Aveu aujourd’hui. C’est de l’histoire ancienne. Le communisme a fait son temps. Mais à l’époque, il y avait des mouvements communistes très importants, donc cela avait du sens. Z, c’est différent, parce que cela traite de la manipulation de la justice, un problème toujours d’actualité." À revoir. Comme beaucoup de ses réalisations.