Le 1er juillet dernier, les cinémas se faisaient une joie de retrouver leur public après deux mois et demi de fermeture complète. Malheureusement pour eux, la fête a été de courte durée. L’obligation de porter un masque dans tous les lieux publics décidée par les autorités une semaine plus tard a ruiné leurs espoirs de reprise des activités et menace désormais leur survie.

En une semaine, le taux de fréquentation des salles a chuté de 25 % (80 % au regard de la même période l’an dernier) déplore la Fédération des cinémas de Belgique. “L’exploitation rentable d’un cinéma était déjà extrêmement difficile avec les restrictions imposées en premier lieu (1,5 mètre de distanciation physique et un maximum de 200 visiteurs, ce qui résulte en une diminution de 70 % de la capacité des salles), mais elle devient tout simplement impossible avec cette mesure supplémentaire”, peut-on lire dans le communiqué publié ce mardi.

La fédération souligne que la Belgique est le seul pays européen à imposer une double contrainte aux cinémas : la distance de sécurité et le port du masque pendant la projection. Ses membres demandent au Conseil National de Sécurité (CNS) de revoir sa décision sous peine de voir les salles obscures définitivement plongées dans le noir. Ils espèrent pouvoir autoriser leur public à ne pas porter de masque pendant la projection et ce à partir de mercredi prochain, date à laquelle le CNS se réunit à nouveau avec à l’ordre du jour les secteurs culturel et événementiel.