Il travaille aussi sur des remakes et sa première réalisation aux USA

Faut vraiment être tordu pour intituler son film Eyjafjallajökull  ! , du nom de ce volcan islandais qui a paralysé le trafic aérien européen en avril 2010. Mais le titre, totalement imprononçable, fait beaucoup rire Dany Boon. Presque autant que le scénario qui le plonge avec Valérie Bonneton dans les derniers retranchements de la haine familiale.

Si le tournage l’occupe actuellement sur les routes de France et de Belgique, la plupart de ses pensées, elles, l’entraînent de l’autre côté des États-Unis. À Hollywood, plus précisément. Et cela, même s’il n’y tourne pas (“On ne me propose que des rôles de méchant français, que je refuse” ). Il y a en effet monté une boîte de production. Qui se spécialise dans les remakes de films français, histoire qu’ils ne soient pas massacrés par les Américains comme Le dîner de cons ou son Bienvenue chez les Ch’tis , dont aucune version yankee n’a trouvé grâce à ses yeux jusqu’à maintenant.

Premier projet mis en chantier : l’adaptation de Case départ , une comédie avec Fabrice Éboué et Thomas N’Gijol sortie en juillet 2011 sur nos écrans. Une sorte de Visiteurs antillais qui replonge deux demi-frères à l’époque de l’esclavage.

L’autre remake actuellement étudié paraît tout aussi sensible pour le marché d’outre-Atlantique. Dany Boon entend en effet transposer en anglais Les infidèles , la comédie pour le moins audacieuse de Jean Dujardin et Gilles Lellouche dans laquelle ils ne reculent devant aucune bassesse ni aucun déshabillage pour séduire les femmes qui se présentent à leur portée.

Cela lui laisse manifestement encore du temps puisqu’il bichonne aussi le scénario d’une comédie romantique qu’il compte tourner lui-même sur les terres de Barack Obama, et dont Will Smith sera le producteur : My wife hates your wife . Mais avant que tous ces projets ne se concrétisent, il entamera en janvier 2013 le tournage de Supercondriaque , une comédie sur les déboires d’un malade imaginaire. Et ça, c’est un peu autobiographique.



© La Dernière Heure 2012