Dany Boon veut s'offrir le Spiroudôme de Charleroi

Cinéma

P.-Y.P.

Publié le - Mis à jour le

Des fourgons blindés, unités spéciales et ambulances ont investi ce lundi la petite place Martin Luther King, à Anderlecht. Il ne s’agissait pas d’une perquisition ou autre événement en lien avec les attentats de Paris, mais bien du prochain film de Dany Boon, Raid dingue. Le film met en scène une "fliquette pas comme les autres, sympathique, mais totalement nulle", explique Didier Lechien, régisseur pour la partie belge du film.
© © Bernard Demoulin
Après Forest et le Wex, Dany Boon s’offre le Spiroudôme pour ce qui s’annonce comme le tout dernier spectacle du Ch’ti.

"Le cinéma me prend beaucoup de temps. On ne peut pas concilier les deux. Quand j’ai commencé à écrire le spectacle, je me suis dit : ‘Tiens, je crois que c’est le dernier one-man’. C’est bien de passer à autre chose." Bref, à en croire les récentes déclarations du Ch’timi (qui, pour rappel, a engagé Sophie Pendeville de De Quoi je me mêle ! pour son prochain film) sur le plateau de C à vous, son spectacle Dany de Boon des Hauts-De-France serait son tout dernier.

Pour fêter ses 50 ans et 25 ans de scène, le Ch’ti est pourtant revenu à ses premières amours, le one-man-show. Et avant de remplir les 8.000 places de Forest National à Bruxelles le 8 décembre et les 5.000 du Wex de Marche-en-Famenne le lendemain, on apprend qu’il ajoute une date au Spiroudôme de Charleroi (6.000 places aux mêmes prix : 50 euros mais 59 en VIP) la veille, le 7 décembre. Un spectacle que nous avions vu en primeur lorsqu’il était en rodage dans notre capitale en juin dernier.

Un spectacle best bof

"Je vais bien, tout va bien", c’est avec ce sketch que Dany Boon s’était fait connaître et c’est avec ce même clin d’œil que le réalisateur de Bienvenue chez les Ch’tis démarre son nouveau one-man-show, mis en scène par Isabelle Nanty. En présence de son épouse Yaël et de ses deux garçons Elia et Eytan (à qui il taille un costard vu qu’ils parlent mieux anglais que lui), sa toute première s’était déroulée dans une ambiance familiale. "Cinq ans sans monter sur scène, c’était trop, glisse l’humoriste. Si vous saviez comme je souffre. Avec vous, c’est la fête. Alors qu’avec ma femme, c’est ma fête !"

Entre quelques notes comiques au ukulélé, l’époque où il jouait dans un estaminet belge avec des pochtrons comme public ou le berger allemand Rex qui lui emporte la jambe, Dany Boon - même s’il manquait souvent d’un fil conducteur en lisant encore son prompteur ou de véritable nouveauté comique - fait le tour de ses 25 ans de carrière en sketchs. Avant de reprendre son célèbre traumatisme du K-Way, le sorteur Fred Martel "qui ne laisse entrer personne même le samedi soir" ou encore cette parodie d’It’s a small world. "En matière de racisme, le gouvernement français a copié Disneyland." Ce fameux manège de poupées revisité avec sa musique entêtante "Ce petit monde immonde" est par contre à hurler de rire.

Bref, celui à qui on avait dit "Oublie ton personnage du Ch’ti, ça ne marchera jamais" aime notre pays car "on est cousins, hein", insiste celui qui a étudié à Tournai. "Ça m’a manqué tout ça. Il n’y a pas mieux que vous faire rire en vrai."



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