Après trois semaines d'audience qui ont jeté une lumière crue sur ses excès, la star d'"Edward aux mains d'argent" et "Pirate des Caraïbes" avait perdu en novembre dernier son procès en diffamation à Londres contre News Group Newspapers (NGN), éditeur du Sun, portant un coup très dur à sa réputation.

Jeudi, la justice britannique a refusé à l'acteur de 57 ans un procès en appel contre le tabloïd, à qui il reproche de l'avoir présenté comme violent à l'égard d'Amber Heard.

Dans l'espoir d'obtenir un deuxième procès, ses avocat avaient produit des éléments nouveaux.

La défense de Johnny Depp a ainsi accusé jeudi dernier Amber Heard, 34 ans, de mensonge au sujet des sept millions de dollars obtenus dans le cadre de la procédure de divorce, qu'elle avait dit avoir donné à des associations. Selon les avocats de l'acteur, le montant des dons effectués par l'actrice est bien moins important.

Mais la cour d'appel a estimé que qu'il n'y avait aucune raison de penser que la décision du juge a été influencée par les déclarations de l'actrice au sujet des donations.

Dans son jugement, le juge Andrew Nicol s'était notamment appuyé sur le don de cette somme pour écarter la thèse, soutenue par les avocats de Johnny Depp, d'une Amber Heard mue par l'appât du gain.

"Les preuves présentées lors de l'audience de la semaine dernière démontrent qu'il existe des raisons claires et objectives de remettre sérieusement en question la décision rendue par le tribunal britannique", a réagi Joelle Rich, avocate de Johnny Depp.

L'acteur "a hâte de présenter les preuves complètes et irréfutables de la vérité dans le procès en diffamation intenté aux États-Unis contre Mme Heard", a-t-elle ajouté. Dans cette procédure où Johnny Depp réclame 50 millions de dollars, le procès est prévu en avril 2022.