Depuis le décès de Sean Connery samedi matin, les hommages tombent sans discontinuer sur les réseaux sociaux ou lors d'interviews. Le plus souvent pour dire à quel point il a marqué des générations de cinéphiles. Mais aussi, parfois, pour évoquer des souvenirs cocasses de tournage. Celui d'Harrison Ford, que Sean Connery appelle "Junior" dans Indiana Jones et la dernière croisade, ne manque pas de sel.

"C'était mon père... Pas dans la vie... mais dans Indy 3", déclare-t-il à The Hollywood Reporter. "Vous ne connaissez pas le plaisir jusqu'à ce que quelqu'un vous paie pour emmener Sean Connery faire un tour en side-car russe qui sautille sur une une piste montagneuse cahoteuse, déformée, et de regarder son visage contrarié. Dieu que nous nous sommes amusés. S'il est au paradis, j'espère qu'il y a des terrains de golf. Repose en paix mon cher ami."

Pour Steven Spielberg, bien que la différence d'âge entre les deux comédiens ne soit que de douze ans, Sean Connery en papa d'Indiana Jones tenait de l'évidence. "Il n'y avait qu'une seule option au moment d'envisager qui jouerait le père d'Indy, et c'était James Bond. Le James Bond original, le grand James Bond: Sean Connery."

Avis que partage totalement George Lucas: "Sir Sean Connery, par son talent et son parcours, laisse une marque indélébile sur l'Histoire du cinéma. Son public traverse les génération, chacune ayant un rôle favori qu'il a tenu. Il occupera toujours une place spéciale dans mon cœur en tant que papa d'Indy. Avec son autorité intelligente et son sens sournois de la comédie espiègle, seul quelqu'un comme Sean Connery pouvait immédiatement faire plonger Indiana Jones dans les regrets enfantins ou dans le soulagement à travers une réprimande paternelle sévère ou un câlin joyeux. Je remercie la chance de l'avoir connu et d'avoir travaillé avec lui."

De beaux hommages.