Bernardo Bertolucci nie avoir confessé dans une vidéo le viol de Maria Schneider lors du tournage du Dernier tango à Paris.

Encore un scandale sexuel dans le petit monde décidément pas toujours très reluisant du show-biz. Après Flavie Flament et Rachel Evan Wood, qui ont rendu public leur calvaire, mais aussi le suicide de David Hamilton, accusé d’avoir abusé de Flavie Flament alors qu’elle n’avait que 13 ans, c’est au tour de Bernardo Bertolucci, 76 ans, le réalisateur du Dernier empereur, de Litlle Buddha ou de Beauté volée, d’être pris dans la tourmente. Pour le tournage de son œuvre la plus célèbre, Le dernier tango à Paris.

Dans une leçon de cinéma en 2013 passée inaperçue jusqu’à ce week-end, il fait en effet une étrange confession à propos de Maria Schneider, 19 ans à l’époque, et de la scène la plus connue du film, celle de la motte de beurre. "La scène du beurre, c’est une idée que j’ai eue avec Marlon (Brando) le matin, avant le tournage", explique-t-il. "Je ne voulais pas que Maria joue la rage et l’humiliation, je voulais qu’elle ressente la rage et l’humilia tion. Ensuite, je crois qu’elle nous a haïs tous les deux toute sa vie car nous ne lui avions rien dit."

Elle n’est plus la seule. De très nombreuses voix de stars se sont élevées pour dénoncer "un viol programmé" et demander l’interdiction du Dernier tango à Paris. Hier soir, le cinéaste a démenti à Variety, parlant "d’incompréhension ridicule": selon lui, Maria Schneider était au courant de tout sauf de l’usage du beurre. Mais cela fait-il sens avec ce qu’il déclare dans la vidéo ?