Échec en salle, Dikkenek est depuis devenu une référence en matière d’humour outrancier.

"Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con", chantait Georges Brassens. Qui n’avait pas totalement raison sur ce coup-là. Des abrutis en forme olympique, il n’y a que ça dans Dikkenek, le premier film d’Olivier Van Hoofstadt. Et dans un premier temps, ils se sont tapé un gros flop, avec à peine 122 871 spectateurs et 768 350 euros de recettes. Vraiment très peu, pour une production Besson qui avait coûté la bagatelle de 2,5 millions. Un budget qui s’explique par la présence d’une pléiade de stars françaises (Marion Cotillard, Catherine Jacob, Mélanie Laurent, Dominique Pinon et, surtout, Florence Foresti qui effectuait là ses premiers pas au cinéma) aux côtés de quelques figures marquantes de notre plat pays (François Damiens, Jean-Luc Couchard, Marie Kremer, Mourade Zeguendi ou Jérémie Renier).

Mais cette fois, le temps a arrangé les choses. Grâce aux DVD, qui se sont extrêmement bien vendus, Dikkenek a rapidement acquis un statut de film culte. Par la grâce, principalement, de répliques cultes et de situations d’une incommensurable bêtise humaine. "Dis donc, on t’a pas appris à manger avec la bouche fermée toi ? J’ai l’impression d’être à côté d’un camion poubelle qui travaille, moi, ici !" , "On a bien essayé de le placer, mais on y arrive pas. C’est comme aux Trois Suisses, ils le ramènent toujours. J’peux quand même pas le piquer non ?", "Je sais que je plais pas à tout le monde… mais quand je vois à qui je plais pas, je m’demande si ça me dérange vraiment", "Toi, Charlotte, si aujourd’hui tu ressembles plus à Albator qu’à Candy, c’est parce que ta maman elle flûte !" ou "Ça va du point A au point G. Faut pas essayer d’être original. Ta tête est déjà originale, faut pas surenchérir. Le point A, faut rester soi-même : quand tu lui parles, évite de négocier avec ses nichons. Si tu veux arriver au point G, il va falloir mouiller le maillot !" sont entrées dans le langage courant de nombreux ados à l’époque.

Et aujourd’hui encore, si Florence Foresti (à nouveau), Michael Youn, Corinne Masiero, Sarah Succo, François Berléand, Daniel Prévost ou Alban Ivanov ont accepté de jouer dans Lucky, c’était avant tout dans l’espoir d’y retrouver la verve de Dikkenek. Devenu une référence humoristique outrancière absolue aussi bien en France qu’en Belgique.

Dikkenek, ce mercredi à 20h, sur CLUB-RTL