En raison du Covid-19, les nouvelles règles de tournage vont changer la face des films.

Qui aurait cru qu’un pangolin changerait la face du 7e art ? Conséquemment au Covid-19, les règles établies en France par les syndicats des producteurs et des techniciens vont fortement influencer les conditions de tournage, qui pourraient reprendre début juin. Côté sécurité, elles prévoient la présence sur le plateau d’un infirmier, d’un conseiller spécialisé en Covid et d’un assistant destiné à désinfecter tous les objets du décor.

Les membres de l’équipe devront venir en transport privé, respecter la distanciation sociale et porter un masque en permanence en dehors des prises de vues. Au total, 50 personnes (acteurs et techniciens confondus) maximum pourront se retrouver sur le set. Ce qui oblige les scénaristes à réécrire totalement les scènes de foule. Par exemple, pour Adieu M. Haffmann, avec Daniel Auteuil, Sara Giraudeau et Gilles Lellouche, Fred Cavayé avait prévu une scène avec 130 figurants. Désormais, il n’en reste plus que sept… Pour les mêmes raisons, Olivier Baroux est en train de complètement réécrire Les Tuche 4.

Autre point délicat : les scènes d’amour, de baiser ou de combat. Demander aux comédiens de porter un masque à ce moment-là n’aurait aucun sens. Elles seront donc supprimées autant que possible. Ou alors, les protagonistes devront se soumettre à un test médical avant le tournage. Ou accepter, sur base volontaire, de rester deux semaines en quarantaine juste avant. Ce qui devrait faire grimper le coût des productions de 15 %.

Moins de monde, d’action, d’amour : c’est sûr, les films seront différents.