Cinéma Le réalisateur de 86 ans ne vient pas présenter J’accuse au festival de Venise.

Depuis la sélection de J’accuse, la vision de l’affaire Dreyfus de Roman Polanski (avec Jean Dujardin dans le rôle principal), le festival de Venise se trouve sous le feu des polémiques. La présidente du jury n’a d’ailleurs pas caché qu’elle ne souhaitait pas "applaudir" un cinéaste accusé de viol.

Pour éviter de ne parler que de ça au lieu de son film, le réalisateur de 86 ans a choisi de ne pas venir à Venise ce vendredi. Mais, finaud, il a répondu de manière à peine détournée aux attaques dans le dossier de presse. La preuve...

L’affaire Dreyfus : "Les grandes histoires font souvent de grands films, et l’affaire Dreyfuss est une histoire exceptionnelle. L’histoire d’un homme accusé à tort est toujours fascinante, mais elle est en plus très contemporaine, vu la résurgence de l’antisémitisme." Et d’ajouter : "Une autre affaire est possible. Tous les ingrédients sont là pour ça : fausses accusations, procédures judiciaires lamentables, juges corrompus et, par-dessus tout, les réseaux sociaux qui condamnent sans procès équitable et sans possibilité d’appel."

Sa propre histoire : "La plupart de ceux qui me harcèlent ne me connaissent pas et ne savent rien de l’affaire. Mon travail n’est pas une thérapie. Cependant, je dois admettre être familier de beaucoup des mécanismes de l’appareil de persécution montré dans le film, et cela m’a clairement inspiré."

Sharon Tate : "La façon dont je suis perçu, mon ‘image’, ont commencé a prendre forme avec la mort de Sharon Tate." Selon lui, "la presse s’est emparée de la tragédie et ne sachant comment la couvrir, l’a fait de la manière la plus méprisable en laissant entendre que j’étais un des responsables du meurtre." Et de conclure : "Cela me hante encore aujourd’hui."

Continuer à se battre : "Pourquoi faire ? C’est comme se battre contre des moulins à vent."