La star d ’Intouchables était hier au BEB de Molenbeek et tourne aujourd’hui Scribe à Ixelles.

Les grands sourires sont enfin de retour à Molenbeek. La cité décrite par la presse internationale comme "la base arrière du djihadisme" et dont la réputation a été salie par quelques terroristes de passage a accueilli, hier, un des plus grands acteurs français contemporains : François Cluzet. Loin de se laisser envahir par la peur et les réflexions douteuses d’Eric Zemmour (pour qui, même si c’était du second degré, il fallait "bombarder Molenbeek"), la star d’Intouchables n’a pas joué les divas et s’est rendue sans la moindre discussion au 58 rue Delaunoy, dans les beaux locaux du Brussels Event Brewery (BEB), pour les besoins d’une coproduction franco-belge, Scribe.

Souriant, détendu, il est entré dans le costume de Duval, quinquagénaire au chômage et exsangue financièrement, trop heureux d’enfin décrocher un boulot pour se poser des questions sur son étrangeté. Une mystérieuse organisation lui propose en effet de retranscrire des communications téléphoniques. Il ne se doutait pas de ce qui l’attendait : les événements vont le placer cruellement au cœur d’un complot politique et des agissements parfois brutaux des services secrets.

Pour son tout premier long métrage, qui lorgne vers le thriller paranoïaque des années 70, le cinéaste français Thomas Kruithof a réuni un casting assez impressionnant. Outre François Cluzet, dix fois nominé aux Césars et une fois vainqueur en 2007 pour Ne le dis à personne, il a en effet convaincu Denis Podalydes, Sami Bouajila, Simon Abkarian et Alba Rohrwacher de rejoindre son projet. Mais aussi une flopée de comédiens belges, comme Olivier Bony, Philippe Resimont, Gael Maleux, Sébastien Waroquier, Daniel Hanssens ou Ingrid Heiderscheidt. Pas mal…

François Cluzet a séjourné hier dans notre capitale puisqu’après le tournage à Molenbeek, l’équipe de Scribe se retrouve aujourd’hui à Ixelles. Et reviendra le 15 décembre dans la commune de Molenbeek.

Une présence qui fait chaud au cœur. Les prises de vues se sont déroulées sans le moindre incident. La vie a repris son cours et l’art a toujours sa place à Bruxelles.