Cette section vise à mettre à l'honneur des œuvres audacieuses et originales de cinéastes peu connus. Le film raconte un casting sauvage dans une cité de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Johan Heldenbergh y joue le rôle d'un réalisateur qui tente de monter un film avec des jeunes d'un quartier populaire.

Le premier film pakistanais présenté à Cannes, "Joyland" de Saim Sadiq, repart avec le prix du jury.

Le prix de la mise en scène est allé au Roumain Alexandru Belc pour "Metronom".

Deux interprètes se partagent le prix de la meilleure performance: la Luxembourgeoise Vicky Krieps pour son rôle de l'impératrice Sissi dans "Corsage" et Adam Bessa, qui prête ses traits à Ali, jeune Tunisien qui vivote de l'essence de contrebande vendue sur un bout de trottoir, dans "Harka".

Le meilleur scénario est allé au film palestinien "Mediterranean Fever" de Maha Haj.

"Rodéo", premier long-métrage de la Française Lola Quivoron, sur une bande de motards marginaux, est reparti avec un lot de consolation: le "coup de coeur du jury".

La "Queer Palm" revient au film pakistanais "Joyland"

Le film pakistanais "Joyland", le premier de ce pays en sélection officielle à Cannes, s'est vu décerner vendredi soir la "Queer Palm", récompense LGBT, par le jury présidé par la cinéaste française Catherine Corsini. "C'est un film extrêmement fort, qui représente tout ce que nous défendons", a déclaré la réalisatrice à l'AFP. "Ce film va retentir dans le monde entier. Partout où il y a des interdits de l'homosexualité".

Premier long-métrage de Saim Sadiq, présenté à Un certain regard, "Joyland" balaye tous les clichés qui courent en Occident sur la société pakistanaise et traite d'homosexualité refoulée et de transsexuels établis, avec le personnage de Madame Biba, une meneuse de revue ambitieuse et haute en couleur.

Le film conte l'histoire d'Haider (Ali Junejo), fils cadet d'une cellule familiale vivant sous l'autorité du patriarche. Sa femme travaille, pas lui, ils n'ont pas encore d'enfant et on sent bien qu'il déçoit son vieux père, en n'épousant pas les contours virilistes en vigueur.

Il finit par trouver un emploi comme danseur dans un cabaret dont les stars sont des artistes transgenres, et tombe sous le charme de l'une d'entre elles, Biba.

"Dans +Joyland+, il n'y a aucune caricature. Il y a de beaux personnages, qui sont complexes et réalistes. On a été bouleversé par ce film, et très heureux de le primer", a souligné Catherine Corsini, qui avait remporté la "Queer Palm" l'an dernier pour "La fracture".

Le film, qui était en compétition, suit un couple de femmes au bord de la rupture, se retrouvant à l'hôpital, un jour de manifestation des Gilets jaunes. Une situation explosive à tous les niveaux.

Créée en 2010 par le critique Franck Finance-Madureira, la "Queer Palm" récompense chaque année un film et des courts métrages traitant des thématiques LGBT, "queer" ou féministes, parmi toutes les sélections cannoises.