Première star du festival, Keanu Reeves est un homme discret.

On l’aurait à peine reconnu. Vendredi soir, Keanu Reeves, premier à être honoré par le 41 e festival du cinéma américain de Deauville, était tellement discret qu’on a du y regarder à deux fois pour être sûre que c’était bien lui qui attendait sa clef de chambre dans le hall de l’hôtel Normandy.

Pourtant, quelques heures plus tard, sur le tapis rouge, c’est un autre homme, rayonnant, qui signe des autographes et pose au côté des fans. Les deux faces, sans doute, d’un même personnage.

On en a découvert une troisième, samedi après-midi, lors de la conférence de presse - emmenée par le réalisateur de Knock knock, Eli Roth, très bavard, dans un français plus qu’approximatif.

Un peu étonné dêtre mis à l’honneur à 52 ans (à peine), Keanu a un peu de mal à faire le point sur sa carrière. Tout comme il est bien incapable, le sourire en coin, de sortir de sa mémoire les quelques lignes les plus emblématiques de sa filmographie. Il se marre devant la question d’une collègue hollandaise, faisant référence à Al Pacino, avec lequel il a tourné dans L’avocat du diable.

Barbe de quelques jours, Keanu continue à faire rêver les filles. Même jeunes, qui espèrent le rencontrer, à l’extérieur de la salle de conférence de presse. "C’est Néo, quand même" sourit celle-ci. "Oui mais pas que. Il a quand même tourné dans Dracula ou Les liaisons dangereuses…"

Sur la grande scène du Centre International de Deauville, Keanu Reeves a rappelé, vendredi soir, qu’il était " acteur depuis que j’ai 16-17 . Donc, lorsque je regarde ma carrière, c’est ma vie que je regarde. J’ai passé beaucoup de temps sur un plateau, à attendre ou essayer de travailler. Je n’ai pas beaucoup de vie, mais j’ai beaucoup de travail. Mais je veux continuer à raconter des histoires et, en ce sens, je n’ai pas changé par rapport à l’enfant que j’étais et qui voulait jouer."