Cinéma Warner Bros. vient d’acquérir les droits des figurines extrêmement populaires.

"Rien ne se perd, rien ne se crée : tout se transforme." Sur les bancs de l’école, cette célèbre formule de Lavoisier a fait suer plus d’un écolier. Alors qu’à Hollywood, elle fait le bonheur de tous les grands studios. Dès qu’un produit rencontre du succès, il doit forcément y avoir moyen de le transmuter en une montagne de billets verts via un passage sur les grands écrans.

Une opération de plus en plus souvent effectuée à partir des jouets, puisqu’ils ont l’avantage de constituer un attrait irrésistible pour les enfants et, par ricochet, pour l’importantissime public familial. Après La Bataille navale et les personnages des Lego, de Playmobil ou de Mon Petit Poney, en attendant les adaptations du Monopoly ou du Cluedo, c’est au tour des Funko Pops, ces figurines aux têtes imposantes représentant les héros les plus importants de la culture populaire actuelle, de se rêver en stars de cinéma. Warner Bros. vient en effet d’en acquérir les droits.

Généralement, c’est accompagné d’un communiqué dans lequel tout le monde se déclare "extrêmement excité" par un projet forcément exceptionnel. S’il n’a pas dérogé à la règle, le boss de Funko, Brian Mariotti, a quand même tenu un discours qui dénote à Hollywood. "Il nous fallait une histoire interpellante, aussi bien pour les filles que les garçons ou les adultes. Et surtout, qui n’ait pas l’air d’être un attrape-fric ou une extension du jouet. Pour nous, les risques de sortir un film moyen ou moins que ça sont plus grands que les bénéfices en termes d’image si nous produisons un film exceptionnel. Il faut une bonne idée pour l’histoire et les personnages. Et je pense que nous l’avons trouvée."

On jugera sur pièces dans quelques années.