Gad Elmaleh est heureux d’avoir doublé Moi, moche et méchant 3 avec son frère, Arié. "Ma mère va peut-être faire le 4…"

Si la méchanceté est une histoire de famille pour Gru et son jumeau Dru, le doublage en est aussi une pour Gad Elmaleh et son frère, Arié, qui prêtent leur voix aux frangins que tout réunit et oppose en même temps dans Moi, moche et méchant 3 .

"La valeur ajoutée, je crois qu’elle se situe au niveau de la famille Elmaleh, cette année", lâche Gad en riant. "Ma mère va peut-être faire le 4… On connaît les héros, mais ce troisième film est vraiment unique : il y a l’apparition de nouveaux personnages très forts comme Balthazar Bratt, qui est fou, ridicule, pathétique, drôle avec son style des années 80 (la coiffure, la moustache) et la musique qui l’accompagne. C’est un gars qui a sa bande-son à lui dans le film et c’est vachement drôle. Arié apporte aussi une nouveauté."

Il ne s’agit pourtant pas leur première collaboration. "Dans Chouchou, il a fait un rôle", confirme Gad. "On a aussi tourné un court métrage, Welcome to Shanghai. Moi, j’adorerais avoir la vie d’Arié une fois par semaine. Tous les jeudis parce qu’il n’a pas les enfants (rire). Non, je suis content de ma vie et de le voir dans la sienne. On s’apporte des choses mutuellement."

"Moi, je ne pourrais pas avoir sa vie", contredit Arié. "Parce que je suis paresseux. Aller seul sur scène, il faut une nécessité pour le faire. J’adore le théâtre, pas être seul sur scène. C’est très dur."

En clair, même s’ils sont très proches, il serait assez difficile de les confondre. Sauf lors d’un coup de fil. "Au téléphone, si je dis que je suis Arié, ma mère le croit", précise Gad. "Nous avons très fort la même voix. C’est super-amusant de transformer sa voix. C’est tout ce que j’aime faire dans la vie avec mes potes. Cela attise la curiosité et donne de la crédibilité dans un film d’animation de savoir qu’on est deux frères pour doubler deux frères. C’est marrant. De là à raconter notre histoire de frères dans la vie, c’est non ! Il y a des moments où on s’entend bien, d’autres où on ne s’entend pas, parfois on a envie de s’embrasser ou de se flanquer des coups de poing, puis on a envie de partir ensemble en voyage ou de ne plus jamais se parler ! On a envie de s’inscrire à un cours de yoga ensemble, puis on croit que ce n’est vraiment pas une bonne idée…"

Le sujet, d’évidence, l’inspire. Et aussitôt, il enchaîne, sans laisser son petit frère en placer une. "Il y a quelques jours, je regardais une humoriste. Elle a demandé s’il y avait des grands frères et a dit : Bonjour les briseurs de vie. Son sketch était sur ce que cela représente d’être petit frère ou petite sœur. Les grands frères sont fous, ils pensent qu’ils ont des responsabilités qu’on ne leur a même pas confiées ! Les petits frères, eux, ont de l’admiration pour leur grand frère."

"C’est vrai que c’est une référence, surtout quand on a un grand frère charismatique", confirme Arié. "Moi, j’ai grandi avec le regard de mon frère. J’ai beaucoup d’admiration pour ce qu’il fait. On a toujours eu beaucoup de complicité. Il nous arrivait de nous battre, mais on a toujours eu des délires communs."

Et s’ils devaient se trouver des similitudes avec leur héros animé ? "Je suis tenté par la méchanceté. C’est drôle, excitant", lance Gad. "J’aimerais être aussi libre, sans scrupule et blond que Dru, mais je suis plus torturé que mon personnage", conclut Arié. Qui, pour une fois, a eu le dernier mot.