"Il y a un net déplacement d’Hollywood vers les festivals de Toronto et Venise," analyse Hugues Dayez sur la santé de la Croisette qui souffre notamment de l’image sulfureuse du producteur Harvey Weinstein. 

Avant de poursuivre: "Il suffit de voir les films aux Oscars ces dernières années (Roma d’Alfonso Cuaron, etc.), les Américains ne veulent pas sortir leurs grosses cartouches en mai. À Cannes cette année, il n’y a vraiment plus que le Tarantino pour sauver l’honneur. Il y a 10 ans, on avait Steven Spielberg en président du jury et Leonardo DiCaprio qui faisait l’ouverture avec The Great Gatsby . Ici, ils ont ouvert avec le film de Jim Jarmusch qui n’a même pas de date de sortie en Belgique ! C’est un festival franco-français et il n’y a plus que les Français pour dire que Cannes est le plus grand festival du monde (sourire) ! Mais d’un autre côté, il ne faut pas le mépriser pour autant. Cannes se veut avant tout un festival de cinéma d’auteur européen mais aussi le seul petit village gaulois qui résiste encore à l’envahisseur Netflix."