Cinéma Il tourne le dos à Apple et préfère signer un contrat de "seulement" 250 millions $ avec WarnerMedia.

Refuser un contrat de 500 millions de dollars pour en signer un autre d’à peine la moitié avec une autre société, ce n’est assurément pas banal. C’est pourtant le choix que vient d’opérer un des réalisateurs/producteurs/showrunners les plus influents d’Hollywood, J.J. Abrams. Et, paradoxalement, cela pourrait se révéler une excellente opération financière.

Apple n’avait pas hésité à mettre les petits plats dans les grands pour convaincre le réalisateur du dernier volet de l’ennealogie Star Wars , The Rise of Skywalker. Avec un demi-milliard de dollars sur une période non précisée, J.J. Abrams serait devenu le showrunner le mieux payé de la planète. Et, selon plusieurs médias spécialisés hollywoodiens, il aurait pu négocier 250 millions de dollars supplémentaires. Pour une raison toute simple : il engageait contractuellement sa société, Bad Robots, à ne plus travailler que pour la firme à la pomme. Mais c’est là que le bât blessait. J.J. Abrams collabore actuellement avec Disney (pour Star Wars ) ou Paramount ( Star Trek ).

Renoncer à ces sagas potentiellement très rentables risquait finalement de lui faire perdre pas mal d’argent. Il a donc choisi un contrat de 250 millions de dollars afin de produire des jeux vidéo, films et projets digitaux pour WarnerMedia et sa filiale concurrente d’Apple TV +, la plateforme HBO Max. En contrepartie, il garde la liberté de présenter d’autres nouveautés à la concurrence et reçoit de conséquents droits de propriété intellectuelle pour des développements futurs de sagas.

Selon The Hollywood Reporter, la manœuvre pourrait se révéler astucieuse. Vu sa cote auprès des grands studios et sa créativité, le concepteur d’Alias, Lost, Fringe ou Person of Interest pourrait ainsi rester dans l’univers Star Wars et finalement collecter un milliard de dollars sur le laps de temps couvert par le contrat d’Apple. C’est ce qu’on appelle reculer pour mieux empocher.