Cinéma

Trois médecins ont très sérieusement étudié la consommation d’alcool de James Bond dans ses aventures romanesques. Allez savoir pourquoi, il paraît tout de suite évident que les praticiens en question ne peuvent venir que d’outre-Manche. À part dans la patrie des Monty Pythons et de Mr. Bean, qui aurait l’idée de s’intéresser à l’état de santé d’un héros de papier ?

Pour farfelue que paraisse l’enquête, elle ne manque pour autant pas de piquant. On y apprend en effet que l’espion au service (pas trop) secret de Sa Majesté confond Opération tonnerre et Opération 92 verres. Toutes les semaines, il boit une moyenne de 92 apéros ou digestifs. Et pas juste des "Vodka Martini, au shaker, pas à la cuillère".

Cette phrase culte trahirait son état, selon ces docteurs qu’on aimerait beaucoup consulter un de ces jours : le cocktail devrait se boire mélangé, d’après eux. S’il est secoué, c’est que les mains de 007 tremblent…

Leurs analyses sont sans appel : en engloutissant 736 grammes d’alcool tous les sept jours, 007 (décidément, le 7 est omniprésent chez lui) quadruple quasiment la limite de 210 g fixée par l’Organisation mondiale de la santé à partir de laquelle la consommation devient "à risque". En clair, James Bond est un pochetron !

Toujours selon les trois médecins qu’on ne se lasse pas de citer, il présente "un risque considérable de développer une maladie du foie, une cirrhose, de devenir impuissant ou d’avoir d’autres problèmes de santé liés à l’alcool, ou encore de se blesser sérieusement et de mourir en raison de son alcoolisme"

En conclusion, il devrait décéder d’une cirrhose, impuissant, à l’âge de 56 ans. Tout est dit. Jusqu’à la prochaine enquête hautement scientifique sur son taux de cholestérol. Car assez bizarrement, 007 semble avoir plus de chances de décéder de maladie (mais plus dans les bras d’une espionne qui venait du froid, hélas pour lui) que par balles. C’est sans doute ça, le fameux humour absurde britannique…