Cette version de Bleu lumière, la chanson de Vaiana, le nouveau dessin animé Disny en salle ce mercredi 30 novembre, vous ne l'entendrez pas ailleurs...

D’autres que lui auraient pu se vexer de doubler Maui. Les occasions divines ne sont pas légions alors, prêter sa voix à un demi-dieu seulement, c’est râlant… Mais Kavanagh, ça l’amuse. “50 % de moins que dans la vie, c’est vraiment un rôle de composition, rit-il. Non, j’étais hypercontent. C’est un personnage magnifique, qui m’a rappelé le Génie d’Aladdin : il chante, il rappe, il est barré, de mauvaise foi, on a envie de l’étrangler et de l’aimer.”

© Disney

Qu’avez-vous pu y mettre de vous-même ?

“On m’a laissé de la place en me demandant de ne pas calquer la voix américaine. Et certaines scènes sont plus drôles en français qu’en anglais. C’est très rare. Pour le requin, par exemple, j’invente carrément une autre voix, j’ai ajouté une vanne ou deux qui n’existaient pa. Comme c’est un film de princesse, on ne peut pas dire tout ce qu’on veut, mais j’ai apprécié cette liberté artistique. On m’a juste demandé de faire plus viril que Dwayne Johnson (rire).”

Vous l’avez rencontré ?

“Je l’ai insulté par vidéo : Viens si t’es un homme ! (rire). C’est un acteur qui possède un capital de sympathie énorme, qui est gentil et enthousiaste. Mais il a 40 kg de plus que moi…”


Que retenez-vous de Vaiana ?

“Souvent, quand on parle d’amour, on est ridicule. Mais ici, le message est magnifique. Il y a une très belle image à la fin qui montre qu’on ne peut pas combattre le feu avec le feu, mais avec de l’eau. On ne peut pas combattre la colère avec de la haine mais avec de l’amour. J’aime aussi le fait que ce soit une princesse très forte, qui revendique le fait de ne pas être princesse mais fille de chef. Elle sauve le monde sans attendre qu’un homme l’aide. Girl Porwer ! Mon personnage est égoïste, il veut être une superstar, mais elle l’aide à comprendre qu’il n’a pas besoin de ses pouvoirs, que la seule façon d’être heureux est de s’accepter comme on est. Enfin, j’ai été époustouflé par la luminosité ou la reconstitution de l’eau. J’ai cru qu’on l’avait filmée au lieu de la dessiner. Cette histoire attachante, écolo, est un vrai cadeau.”

Qu’est-ce qui fut le plus ardu ?

“À la fin de la chanson, j’étais lessivé. Cela ne m’était jamais arrivé, je ne savais plus marcher. Une phrase en anglais, cela en fait une et demie en français. Comme le rap est déjà très rythmé, cela réclamait énormément d’énergie. C’était du costaud. En sortant du studio, mon corps m’a lâché et je suis tombé.”

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Vous êtes prêt, malgré cela, pour vos spectacles en Belgique ?

“Oui, c’est très positif, rempli d’espoir. C’est un ascenseur émotionnel, comme la vie. Dès le départ, je dis que la mort n’existe pas, on ne disparaît pas, on se transforme, comme les Bogdanov ! J’en profite pour révéler les secrets des humoristes. Vous savez ce qu’est un humoriste ? C’est un mec riche qui fait rire les pauvres ! Non, uniquement quand ça marche…(rire). C’est mon spectacle le plus personnel. Je m’y dévoile : c’est un strip-tease virtuel…”

Qu’est-ce qui vous sert de garde-fou ?

“Je décide seul. En fonction du public et du thème du show. Ici, j’essaie donc de limiter la grossièreté. Elle ne sert qu’à pimenter de temps à autre. La beauté et le calvaire de l’humour, c’est qu’on est jugé toutes les 15 secondes…”

Show Man varie de pays en pays ?

“La base est la même mais l’endroit où ça change le plus, c’est le Canada. Je n’y garde que 50 % du show francophone, alors qu’en Belgique, c’est 85 %. J’essaie toujours de mettre des expressions locales. Le top des publics, c’est la Belgique. Encore plus qu’à Lille, les gens réagissent au quart de tour, ils sont là uniquement pour s’amuser, pas pour se prendre la tête.”

Dates et réservations de Show Man : http://www.ticketmaster.be

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