Les journalistes d’aujourd’hui, s’ils traitent de cinéma, ont davantage eu l’occasion de rencontrer Michael Douglas que son père. Mais, à chaque fois qu’il était présenté à un journaliste de chez nous, Michael Douglas aimait répéter : “Ça me fait plaisir de vous rencontrer. Vous savez que ma belle-mère est belge…”

Sa belle-mère ! Car sa mère, Diane Dyle, née aux Bermudes en 1923, a été la première épouse de Kirk Douglas. Ils s’étaient rencontrés aux cours d’art dramatique, à New York. Ils se sont mariés en 1943 et ont divorcé au moment où l’acteur atteignait le statut de vedette. Outre Michael, ils ont eu un autre fils, Joel. Né en 1947. Qui a fait aussi de la production de cinéma. Leur mère est décédée le 3 juillet 2015.

Après son divorce, Kirk Douglas est tombé amoureux d’une actrice italienne venue à Hollywood : Pier Angeli. Pour elle, il s’installa en Europe où il tourna trois films dont un film français, Un acte d’amour, en 1953, où il est un soldat américain resté à Paris. Avec Serge Reggiani, Dany Robin, Sydney Chaplin (le fils de son père) et, dans un petit rôle, une débutante inconnue de 18 ans, du nom de… Brigitte Bardot.

C’est en Europe qu’il a rencontré celle qui sera sa deuxième épouse et qui l’est restée jusqu’à la fin : une Belge, Anne Buydens. En réalité, Anne Buydens est née Allemande à Hanovre, en 1919. En 1933, elle a fui le nazisme, sa famille s’est établie en Belgique et y a pris la nationalité. Anne entreprend des études de langues qu’elle poursuit en Suisse, puis à Paris. On lui offre un emploi dans un studio de cinéma où elle traduit les scénarios en vue de réaliser le sous-titrage. On lui demande d’être l’interprète et, vaguement, l’attaché de presse de Kirk Douglas sur le plateau d’un film…

La suite, c’est un mariage hollywoodien le 29 mai 1954; deux fils, Peter (en 1955) et Eric (qui est mort d’une overdose, à 46 ans, en 2004).

Anne Buydens a épaulé son mari surtout dans ses œuvres pour l’enfance abandonnée et l’aide aux femmes atteintes du cancer.