House of D. Du grand Robin Williams

BRUXELLES Les bonnes surprises sont plutôt rares dans le cinéma américain, et celle-ci est d'autant plus surprenante qu'il s'agit du premier film réalisé par un acteur essentiellement connu pour ses apparitions dans des séries télévisées. Comme quoi il suffit parfois d'oser et de donner libre cours à son imagination.

On se souvient du méchant Brad que David Duchovny incarnait dans Beethoven, mais incontestablement, le grand public connaît mieux le comédien sous les traits de l'agent Fox Mulder dans la série culte X-Files. En fait, House of D est en partie autobiographique.

On y découvre les malheurs de Tommy, un adolescent à New York dans les années septante. Sans père, le jeune garçon se débrouille en exécutant de menus travaux avec l'aide de Papass, un handicapé mental sympa. Fan de base-ball et de lecture, le garçon va aussi devoir affronter la disparition de sa maman jusqu'au jour où il décide brutalement de changer d'air et de partir pour Paris...

Ce qui est remarquable dans House of D, c'est la parfaite reconstitution de l'ambiance dans le New York de l'époque. Visiblement, l'auteur sait parfaitement de quoi il parle, et cette remarquable précision dans le moindre détail renforce l'intensité d'un ouvrage oscillant subtilement entre réalisme et romantisme, avec une pointe inévitable de nostalgie.

Anton Yelchin, autre grand habitué des séries télé (FBI : portés disparus) incarne Tommy aux côtés d'un Robin Williams qui retrouve en la circonstance un rôle digne de son immense talent. Son personnage de Papass irradie littéralement le film d'un bout à l'autre. Notons enfin que David Duchovny apparaît lui-même, aux côtés d'ailleurs de son épouse Tea Leoni. Une belle réussite, incontestablement.

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© La Dernière Heure 2005