La réalisatrice de Portrait de la jeune fille en feu ne va pas se faire que des amis avant les César.

Dans une interview au Guardian, la réalisatrice du Portrait de la jeune fille en feu, Céline Sciamma, s’est réjouie de l’accueil de son histoire d’amour lesbienne au XVIIIe siècle. Mais elle en a profité pour lancer une petit pique à son propre pays. "En France, on ne trouve pas que ce film soit hot. On trouve qu’il manque de chair, que ce n’est pas érotique. Il semble qu’il y ait certaines choses qu’ils ne peuvent pas capter."

Comme si cela ne suffisait pas, elle en a rajouté aussitôt une couche, ne se montrant pas du tout surprise par les critiques dans l’Hexagone : "C’est une industrie très bourgeoise. Il y a une résistance au radicalisme et aussi moins de jeunesse aux commandes. ‘Un film peut-il être féministe ?’ Ils ne connaissent pas ce concept. Ils ne lisent pas le livre. Ils ne savent même rien à propos du fait qu’un ‘regard masculin’ existe. Vous pouvez dire que c’est un pays où il y a beaucoup de sexisme et une forte culture patriarcale."

On est curieux de voir si elle tiendra le même discours lors de la cérémonie des César, ce 28 février, si jamais son long métrage, nommé dix fois, devait y être consacré.