La journée de La malédiction

Cinéma

S. Lag.

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La journée de La malédiction
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Exceptionnellement, ce film sort dans les salles aujourd’hui, le 06.06.06

NEW YORK C’est à une date symbolique, ce mardi 6 juin 2006 (soit le 06.06.06), que les producteurs de La malédiction (The Omen - le site officiel) ont choisi de sortir ce remake d’un classique de l’horreur de 1976. Le choix de la date n’est évidemment pas anodin lorsqu’on sait que le sujet de cette production est l’Antéchrist. Le chiffre 666 est depuis des siècles associé à Satan. Quelle aubaine donc pour les réalisateurs hollywoodiens d’avoir une excuse du calendrier pour sortir une nouvelle fois un remake. Ces dernières années, le cinéma a vu une flopée de films plus ou moins anciens revivre sur grand écran.

Malheureusement, dans la mouvance des remakes, il est très rare que les nouvelles adaptations arrivent à la cheville ou même égalent le film original. La malédiction ne fait pas exception à la règle, et ce, malgré que le film reste un bon thriller et que certaines scènes font crier d’effroi et de stupeur. Tous les ingrédients sont réunis pour que La malédiction soit un film d’horreur digne de ce nom. De la grande maison austère à la pluie battante en passant par un décor froid et lugubre, tout est mis en œuvre pour que l’ambiance qui s’en dégage donne des frissons aux moindres spectateurs.



Mia Farrow, Liev Schreiber et Julia Stiles ne doivent pas prouver leurs talents d’acteurs. Mais malgré ce superbe casting, les personnages sont plus fades que dans la réalisation de 1976. Il est vrai que passer après Gregory Peck est un jeu risqué. Même Damien, le petit diable, a un regard moins perçant et moins glacial que celui du petit garçon qui a tenu ce rôle avant lui.

Pourtant, cette histoire d’une famille qui accueille en son sein le fils de Lucifer est bien ficelée. Robert et Katherine Thorn, un couple de diplomates, bien sous tous rapports, attendent avec impatience la naissance de leur premier enfant. Malheureusement, l’accouchement se passe mal et le nouveau-né décède avant même de pousser ses premiers cris. Avant d’annoncer la terrible nouvelle à sa femme, Robert, incarné par Liev Schreiber que l’on a pu voir dans les trois volets de Scream, passe un marché avec un homme d’Église. Ce dernier lui propose de remplacer le poupon mort-né par un autre enfant dont la maman est morte en couches.

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Afin d’épargner un chagrin indescriptible à son épouse, Robert accepte ce pacte. Il ne sait pas encore qu’il vient de se lier au diable… Dès son plus jeune âge, Damien affiche sa différence et son côté malsain. Julia Stiles, qui joue sa maman et que l’on a pu voir dans Save the last dance ou dans 10 things I hate about you, va très mal vivre le caractère austère de son fils. Elle qui ne connaît pas la supercherie se demande comment elle a pu mettre au monde un tel enfant. Son mari se décidera-t-il à lui avouer le terrible secret ?

La malédiction, qui profite de ce 6 juin pour faire un superbe coup de publicité, surfe sur la vague du succès du Da Vinci Code et de la mode des films traitant de sujets sataniques. Il sera plus que probablement bien accueilli par un public jeune qui n’a pas connu la version originale. Car c’est avant tout à ceux qui n’ont pas vu la première mouture que s’adresse ce remake habile et efficace à défaut d’égaler son modèle.

L'interview du réalisateur John Moore en vidéo

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