L’adaptation cinématographique des Power Rangers innove.

Les propriétaires de salles de cinéma qui avaient refusé de diffuser La Belle et la Bête en raison de la présence d’un personnage secondaire gay (LeFou) vont en avaler leurs pellicules de travers. Tout comme les censeurs qui s’opposaient à la sortie de cette fable grand public dans leur pays.

Avec l’adaptation des Power Rangers sur grand écran, le réalisateur Dean Israelite va plus loin dans la représentation de la différence dans notre société. En transformant une hétéro de la BD originale en super-héroïne ouvertement lesbienne. Durant une discussion, un partenaire évoque les "problèmes de mec" rencontrés par Trini, la Ranger Jaune, avant de se raviser et de préciser qu’il s’agit d’un "problème avec sa girlfriend ".

"Ce n’est qu’une petite scène, mais elle constitue un moment clé du film, explique à The Hollywood Reporter le réalisateur Dean Israelite. Trini se pose beaucoup de questions sur qui elle est réellement. Elle ne l’a pas encore totalement découvert. Je pense que ce qui est super à propos de cette scène et ce qu’elle annonce pour la suite, c’est que : C’est OK ! Le film dit qu’il n’y a pas de problème avec ça : tous les enfants peuvent sans souci trouver qui ils sont vraiment et à quel groupe ils appartiennent."

David Yost, qui avait dû abandonner son poste de Ranger Bleu dans les années 90 suite au harcèlement dont il avait été victime après avoir fait son coming out, s’est félicité de cette évolution et de l’apparition de la première super-héroïne gay. "Ils se sont vraiment engagés. Je pense qu’énormément de personnes de la communauté des gays et lesbiennes vont être excitées par cette représentation."

Et ce n’est qu’un début. Dans Star Strek Beyond Limits, M. Sulu apparaissait avec son mari et un enfant. Ce qui avait fait réagir George Takei, l’interprète original de Sulu dans la série télé, pourtant lui-même homosexuel : "Je suis ravi qu’il y ait un personnage gay dans Star Trek. Malheureusement, cela va à l’encontre ce qu’avait imaginé le créateur de la saga, Gene Roddenberry, qui s’était fortement investi. Je pense que ce changement est maladroit. Il aurait mieux valu créer un autre personnage qui soit gay."

À la télé, dans la saison 2 de Supergirl, Maggie Sawyer l’Unité des Crimes Spéciaux de Metropolis, ne cache rien non plus de sa relation avec Batwoman. La fiction n‘est que le reflet de la réalité.