Robert Vaughn nous a quittés vendredi à l’âge de 83 ans. Il avait tourné dans presque toutes les séries télé.

Sale temps pour les octogénaires. Après Leonard Cohen, c’est un autre papy, nettement plus flingueur, qui nous a quittés vendredi. Robert Vaughn s’est éteint à l’âge de 83 ans, vaincu par le cancer.

Souvent cantonné dans les rôles secondaires au cinéma, Robert Vaughn fait quand même partie de la légende du western. Grâce aux Sept mercenaires, le chef-d’œuvre de John Sturges dans lequel il incarnait Lee, une sorte de Lucky Luke paralysé par la peur et désespéré de n’attraper que deux mouches sur trois. Le fait qu’il ait été choisi pour tenir compagnie à Yul Brynner, Charles Bronson, Steve McQueen, James Coburn, Brad Drexter ou Elli Wallach en dit long sur son potentiel de comédien.

Pourtant, même s’il a tourné dans quelques longs métrages marquants (Bullit, Les dix commandements, Le pont de Remagen, Jules César, La tour infernale, Superman 3), c’est avant tout grâce à la télé qu’il devient extrêmement populaire.

C’est bien simple, il a participé quasiment à toutes les séries : Des agents très spéciaux (The man from U.N.C.L.E., dans lequel il jouait Napoléon Solo), Columbo, Arabesque, Rick Hunter, Walker Texas Ranger, Les arnaqueurs, New York Unité Spéciale, L’agence tous risques, Hunter, Perry Mason, Coronation Street, notamment.

Ce second rôle magnifique, dernier des Sept mercenaires, avait adopté trois enfants mais laisse des millions de cinéphiles orphelins. Et chez nous, les drapeaux devraient être mis en berne en son honneur : il avait en effet incarné un photographe en 1969 (l’année de la première victoire d’Eddy Merckx au Tour de France) dans Mardi, c’est donc la Belgique

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