Selon Le Point, la 73e édition ne pourra pas avoir lieu. Les organisateurs démentent et gardent l’espoir de trouver une solution.

Non, le Festival de Cannes n’est pas annulé. En tout cas pas officiellement et pas non plus dans l’esprit de ses organisateurs qui ce week-end ont catégoriquement démenti les informations selon lesquelles la grande messe du cinéma ferait l’impasse sur 2020 en raison de la crise du coronavirus. L’événement est programmé du 12 au 23 mai et "malgré certains titres à sensation, il n’y a aucun élément nouveau concernant" le festival, ont-ils dit, réagissant à un article paru dans Le Point. Ils assurent étudier avec attention et lucidité l’évolution de la situation nationale et internationale en concertation, entre autres, avec la Ville de Cannes. La décision qui s’imposera sera prise aux environs de la mi-avril ont-ils encore ajouté.

Un report est illusoire

Pour Le Point, la décision d’annuler le festival ne fait cependant plus grand doute. C’est ce que l’on pouvait lire sur le site de l’hebdomadaire qui dit avoir recueilli les confidences d’un membre du conseil d’administration de l’événement. La publication détaille les obstacles : l’impossibilité ou la grande difficulté pour les acteurs et réalisateurs asiatiques de se rendre en Europe, les difficultés que rencontreront les Américains également alors que Spike Lee est le président du jury, les règles de confinement qui interdisent les rassemblements de plus de 100 personnes alors que 60 000 visiteurs sont attendus quotidiennement, sans compter le Marché international du film… S’ajoutent aussi les doutes des sponsors, les reports de sortie de nombreux films et le fait que les majors ont décidé de règles de prudence très strictes pour leur personnel et leurs déplacements.

Le Point évoque la possibilité d’un report du festival mais l’option s’avère aussi être un casse-tête. Vu les événements déjà repoussés, il faut que le Palais des festivals soit encore disponible et trouver une quinzaine qui ne marche pas sur les pieds des autres festivals qui sont très nombreux à l’automne. L’hebdomadaire juge le scénario illusoire.