C.R.A.Z.Y. Merveilleux, émouvant, passionnant : deux heures neuf de pur bonheur !

BRUXELLES Quinze jours après l’excellent film de Sébastien Rose La vie avec mon père, voici une autre production québécoise qui décoiffe. Et pas un peu… Pourquoi C.R.A.Z.Y. ? Parce que ce sont les initiales d’un père et de ses quatre fils : Christian, Raymond, Antoine, Zachary et Yvan. Et aussi parce que Crazy st le titre de la merveilleuse ballade country jadis chantée par Patsy Cline.

Dans ce film fleuve de deux heures et neuf minutes, c’est toute la vie d’une famille que raconte l’ouvrage, à travers le regard de Zach, le troisième des quatre gamins de ce père autoritaire et macho, dingue d’Aznavour alors que ses fils préfèrent les Rolling Stones, David Bowie et Pink Floyd.

Alors que l’un des aînés sombre dans la drogue, Zach va basculer dans l’homosexualité. Comment va réagir le père ? Voilà un ouvrage d’une ampleur exceptionnelle et qui mérite autant de succès en francophonie qu’il n’en a rencontré lors de sa sortie de l’autre côté de l’Atlantique.

Au Québec, où résident sept millions et demi d’âmes, C.R.A.Z.Y. a réalisé plus d’un million d’entrées ! Et lors de la cérémonie des oscars québécois, cet ouvrage mis en scène par Jean-Marc Vallée a raflé treize des quatorze récompenses.

Il faut dire que cette production n’a reculé devant aucun sacrifice, notamment au niveau de la bande musicale qui nous offre en intégralité les tubes originaux.
Le budget de ce choix a finalement dépassé les 600.000 dollars canadiens, mais quel plaisir pour les oreilles et quel pied de nez à toutes ces stupides productions hollywoodiennes à caractère pseudo-sentimental qui vous enchaînent des bouts de mauvaises reprises en guise de seul fond musical…

Aucun doute : ce C.R.A.Z.Y. est un film merveilleux et qui sonne juste, à la fois émouvant et passionnant, qui fait rêver alors qu’il n’évoque que la vie de gens ordinaires. On vous le disait il y a deux semaines et on vous le répète haut et fort : vive le Québec libre !