Cinéma Le légendaire Al Pacino, Tony Montana en personne revient sur son parcours.

Ce bouc aussi bien taillé qu’une composition florale, cette chevelure noir corbeau, cette veste noire tout droit sortie de la penderie du Parrain, cette voix burinée par un abus de tabac et de pur Malt, mais c’est bien sûr, ce cher Al en personne. L’homme est une légende. Le rencontrer, c’est tutoyer Tony Montana alias Scarface. Respect donc…

Vous avez (presque) tout joué : les flics sado-masos, les parrains pittoresques, les révolutionnaires sur le retour, les rois shakespeariens, les fêlés bien frappés, les dealers séducteurs, les traînes savates pathétiques, les preneurs d’otages bisexuels, les pizzaïolos surdoués, etc. De tous les rôles que vous avez interprétés quel est celui qui vous le plus ébranlé ?

"Celui du diable dans L’Avocat du diable. Quand vous venez d’une famille croyante comme la mienne, cela pose un problème de conscience. J’avoue avoir pas mal hésité avant de donner mon accord ! Mais avec un bon pater noster, j’ai réussi à me faire pardonner ! (rires). Cela dit, il faut savoir se méfier des apparences. Les voyous peuvent avoir de la classe, je pense notamment à Don Corleone dans Le Parrain tandis que derrière les personnages de notables, on peut trouver des ordures capables de commettre les pires horreurs."

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