Les bienfaits de la colère. Dans un registre à la Nicholson!

BRUXELLES Terry est littéralement... terrifiée lorsqu'elle apprend que son mari s'est fait la malle avec sa jeune secrétaire suédoise. Pas facile d'assumer une telle désertion quand on a franchi le cap de la cinquantaine et qu'il y a toujours... quatre filles à la maison. Mais pour Denny, le voisin, l'occasion de quitter définitivement la vie de célibataire est trop belle.

Cette ancienne star du base-ball vaguement recyclée dans la présentation radiophonique va donc s'efforcer d'abandonner ses habitudes de vieux célibataire pour conquérir le coeur de sa tendre voisine. Inutile de dire que ce ne sera pas facile...

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Cinquième film de l'acteur Mike Binder - le sixième, Sex Monstre, marqué par le retour de Mariel Hemingway, est déjà annoncé... -, Les bienfaits de la colère est à ranger dans la catégorie des comédies sentimentales hollywoodiennes plutôt réussies, du genre Tout peut arriver.

Certes, l'idée de base est des plus classiques, et on y retrouve quelques-uns des lieux communs habituels dans ce style d'ouvrage, mais l'ensemble est plutôt plaisant, même si le (petit) rebondissement final est superflu.

En fait, Les bienfaits de la colère vaut essentiellement par le côté attachant et sympathique des deux principaux personnages, et surtout par leur interprétation qui mérite une mention particulière.

C'est la première fois en effet que la très classe Joan Allen joue dans ce registre, et par ailleurs il s'agit du meilleur rôle de Kevin Costner depuis des lustres. Son personnage -que n'aurait évidemment pas renié un Jack Nicholson en pleine forme- est particulièrement efficace. Le couple est fort bien entouré, notamment par Mike Binder lui-même.

A certains moments, la comédie sentimentale se transforme carrément en comédie tout court, avec des passages très drôles.

© La Dernière Heure 2005