Cinéma Le budget de No Time To Die égale celui d’Avengers : Endgame : 250 millions $.

Aux dernières nouvelles, le prix du smoking n’a pas explosé. Pas plus que celui du Martini "au shaker et non à la cuiller". Et pourtant, tourner un film de James Bond ne s’est jamais révélé aussi onéreux qu’aujourd’hui.

Depuis que Daniel Craig conduit les Aston Martin équipées de gadgets invraisemblables, la production de ses aventures flambe. En 2006, il établissait un nouveau record de dépenses pour la saga avec Casino Royale. À savoir 150 millions $ de budget, soit huit de plus que Meurs un autre jour. Deux ans plus tard, Quantum of Solace défiait les lois de l’inflation avec un tournage à 200 millions $. Une somme identique à celle nécessitée pour Skyfall, six ans plus tard. Trois années s’écoulent ensuite avant que Spectre ne crève à nouveau le plafond, avec 245 millions $. Avec No Time To Die, l’augmentation sera moins conséquente, puisque d’après la presse britannique, le budget s’élève à 250 millions $. Hors frais de promotion, cela va de soi…

À titre de comparaison, c’est exactement ce que Disney a dépensé pour Avengers : Endgame, le champion du box-office de tous les temps avec 2,797 milliards $ de recettes mondiales. C’est dire si la barre est placée haut pour l’agent secret. Qui n’a, pour l’instant, franchi qu’une seule fois la barre du milliard $ au box-office planétaire, avec Skyfall (1,108 milliard $). Spectre, pour sa part, n’a rapporté "que" 880 millions $.

Cette hausse s’expliquerait moins par les locations de tournage de rêve que par le casting. Selon plusieurs médias anglais, Daniel Craig, très réticent à incarner une cinquième fois 007, aurait négocié un cachet de 50 millions de livres sterling, ce qui correspond à 58 millions d’euros. Pour lui, la sortie est donc déjà réussie… financièrement.