Cinéma Gary Glitter, condamné à 16 ans de prison pour pédophilie, ne touchera pas de royalties pour sa musique utilisée dans le film.

La vie n’est décidément pas un long fleuve tranquille pour Joker, le film de Todd Phillips porté par un éblouissant Joaquin Phoenix. Alors que les réseaux sociaux se déchirent sans fin autour de la violence du film (certains lui reprochent d’en faire l’apologie et de rendre sympathique un psychopathe), une nouvelle affaire a éclaté ces derniers jours, suivie de nombreux appels au boycott du long métrage qui vient de battre un record au box-office pour sa première semaine d’exploitation (350 millions $ de recettes mondiales).

La raison de ce nouveau déchaînement ? L’utilisation, dans la bande musicale, d’une chanson, Rock n’ Roll Part 2. Un morceau écrit et chanté par Gary Glitter, condamné à 16 ans de prison en 2015 pour pédophilie. Les internautes s’indignaient qu’une production de cette importance finance un criminel par le biais des droits d’auteur.

Devant l’ampleur de l’indignation, un représentant de Snapper Music, la société britannique détenant les droits sur les masters des chansons, a tenu à apporter un démenti formel : "Gary Glitter n’est pas payé. Nous n’avons eu aucun contact avec lui."

Même son de cloche chez Universal Media Publishing Group (UMPG), qui détient les droits aux USA des chansons. "Les intérêts de publication de Gary Glitter sur le copyright de ses chansons sont détenus par UMPG et d’autres parties. Par conséquent, UMPG ne lui verse pas du tout de royalties ni une quelconque autre contrepartie."

Une fois de plus, le Joker peut donc rire des polémiques qui ne cessent de l’entourer. Mais elles vont peut-être finir par lui nuire dans sa marche triomphale vers les Oscars.