Une pétition est lancée pour sauver le musée et trouver 1,5 million d’euros pour la fin de l’année.

Sans philosopher façon Rafiki dans Le roi lion ("Eh oui, le passé, c’est douloureux…"), les cinéphiles et amateurs d’humour nerveux ont la nostalgie particulièrement sensible pour le moment. Depuis, en fait, qu’une pétition a été lancée sur les réseaux sociaux pour sauver le musée Louis de Funès. Si rien ne change d’ici le 30 octobre prochain, il fermera en effet ses portes, le propriétaire du château de Clermont (à 20 km de Nantes) ayant décidé de mettre un terme au bail de location pour vendre les locaux.

"Pour les acheter, et faire les travaux indispensables pour doubler la capacité d’accueil et rentabiliser l’activité, il faut trouver 1,5 million", explique le président de l’ASBL gestionnaire du musée, Charles Duringer. "Actuellement, une centaine de donateurs privés nous a donné 7.000 €. Sans les collectivités locales, voire l’Europe tant la renommée de Louis de Funès dépasse les frontières, nous ne pourrons pas y arriver. Or, il est impensable de déménager ce musée : pour les visiteurs et la famille, l’attrait de la maison où Louis de Funès (une propriété familiale de son épouse, Jeanne Barthélémy de Maupassant) a terminé sa vie est énorme."

Le musée a déjà attiré 53.000 visiteurs (20.000 autres sont attendus en 2016) depuis son ouverture, voici deux ans, mais les mécènes se font encore plus rares que les traits d’humour de Laurent Lafitte à Cannes.

Or, la collection , déjà très fournie, ne cesse de s’enrichir. Si, au départ, la plupart des objets venaient directement de Jeanne et des enfants de Louis de Funès, Patrick et Olivier, aujourd’hui, il faudrait doubler l’espace pour tout contenir. Ce qui permet aux visiteurs de découvrir la perruque de La grande vadrouille, le costume du Gendarme, le livre de chevet jauni de Louis de Funès (Le Journal de Jules Renard), un dessin dédicacé par Sacha Guitry, des lettres écrites de sa main, des photos de famille, des bouteilles de vin de sa cave, son César d’honneur, des articles, des affiches venues du monde entier ou sa salle de cinéma, dans laquelle est projeté un petit film de famille.

Des trésors qu’il serait dommage de perdre, faute de fonds.