Liev Schreiber, actuellement dans La Malédiction, n’est pas superstitieux
Envoyée spéciale aux États-unis Sophie Lagesse

NEW YORK Grand habitué des films à suspense, Liev Schreiber, que l’on a pu voir dans les trois Scream, a accepté sans sourciller de reprendre dans le remake de La Malédiction le rôle endossé par Gregory Peck il y a 30 ans. Actuellement en couple avec Naomi Watts, Liev n’aime pas parler de lui et il semble aimer encore moins les interviews…

Êtes-vous superstitieux ?

“Absolument pas ! Ni avec les miroirs cassés ni avec rien d’autre.”
Le script de ce remake est très proche de l’original…
“Je pense que John (NdlR : Moore, le réalisateur) a probablement ressenti que le squelette du film initial était bon et il a voulu y adhérer.”
Lors du tournage, vous avez malencontreusement frappé Mia Farrow…
“Je l’ai frappée en plein visage ! Mon genou a frôlé son visage. Elle était par terre et nous tournions une scène de combat, mais je l’ai réellement touchée. C’était un accident. Dans la même scène, je marchais vers la porte et, à ce moment-là, j’ai ouvert la porte contre la tête de l’enfant. Et là, je me suis dit : “O.K., ça y est. Ils vont me virer avant que je ne blesse réellement quelqu’un !”

Vous avez aussi eu des problèmes avec un chien méchant…
“C’était un chien très gentil, il a seulement fait son travail ! Il a juste fait son travail un peu mieux que je faisais le mien ! Je me suis cassé une côte lorsque j’étais sur la barrière métallique et il m’a attrapé le bras tout en me tirant. Je pense qu’ils ont essayé de gonfler cet accident pour alimenter les rumeurs de malédiction. Quand c’est arrivé sur le tournage, tout le monde s’est écrié : “Ooh, c’est la malédiction du film”. Et là, j’ai répondu : “Non !”.

C’était un défi de reprendre le rôle de Gregory Peck ?
“J’ai déjà expérimenté le fait de reprendre un rôle qui a déjà été joué auparavant. J’ai joué Orson Welles dans RKO 281 et Laurence Harvey’s dans The Manchurian candidate. Je ne pense réellement pas qu’il y ait un quelconque danger pour moi de reproduire la performance de Gregory Peck, celle de Laurence Harvey’s et encore moins celle d’Orson Welles. Je pense que c’est une sorte de luxe d’avoir leurs performances comme source. Si vous faites votre job et que vous le faites intuitivement, vous ne reproduisez pas la même chose qu’eux.”

Ce n’était pas trop difficile la scène de lutte avec Damien ?
“Je ne luttais pas vraiment avec lui à la fin du film. Je n’aurais pas voulu le faire. Ce n’est pas très rusé. Je n’ai pas vraiment ressenti qu’il était approprié pour un petit garçon âgé de six ans de connaître tous les détails du film. Tout ce que nous devions réellement faire, c’était d’essayer d’accomplir les scènes que nous avions, qui impliquaient juste un coup de pied, des morsures et des cris.”

Est-ce que vous regardez en DVD tous les films de Naomi ?
“Oh, non. Je devrais, mais je ne le fais pas.”

Avez-vous des projets ?
“Non, je n’en ai pas encore, mais j’essaie d’en avoir. J’essaie de lire et j’ai commencé à écrire, mais j’ai abandonné. Je suis juste en train de lire pas mal de choses.”