En lice pour le prix du pire acteur, il concourt aussi pour le Razzie Awards du "pire combo" avec "sa propre mesquinerie".

Les mauvaises langues prétendent que le président des États-Unis, Donald Trump, passe tout son temps à rédiger des tweets assassins ou surréalistes. C’est faux. Il écrit aussi l’histoire des Razzie Awards.

Cette année, il pourrait devenir le troisième président en exercice à décrocher un anti-Oscar, après Ronald Reagan (prix de la pire carrière en 1982) et George W. Bush (pire acteur pour son propre rôle dans Fahrenheit 9/11). Mais Donald Trump frappe nettement plus fort cette année. Il est en effet nommé pour le pire acteur pour son propre rôle dans Fahrenheit 11/9 (les documentaires de Michael Moore ne portent pas chance aux locataires de la Maison-Blanche) et Death of a Nation (un autre docu, signé par Dinesh D’Souza). Ainsi que pour le pire combo du cinéma, pour lui "et sa propre mesquinerie qu’il perpétue" dans les deux mêmes œuvres. En cas de victoire, il deviendrait le premier chef de l’État multidécrié : il avait en effet déjà reçu la Framboise d’or du pire acteur en 1991 pour Ghost Can’t Do It, un film de John Derek dans lequel il donnait la réplique à Bo Derek et Anthony Quinn.

Et comme si cela ne suffisait pas, son épouse, Melania Trump, est aussi citée en tant que pire actrice dans un rôle secondaire.

Une seule chose les consolera peut-être : il y a du beau monde dans ces prix du déshonneur. Jennifer Garner (Peppermint), Amber Heard (London Fields), Melissa McCarthy (Carnage chez les Puppets), Helen Mirren (Winchester), Amanda Seyfried (The Clapper), Johnny Depp (voix de Sherlock Gnomes), Will Ferrell (Holmes & Watson), John Travolta (Gotti), Bruce Willis (Death Wish), Jamie Foxx (Robin des Bois) ou Kelly Preston (Gotti) sont eux aussi égratignés pour leurs prestations. Mais eux ont été payés pour jouer, pas Donald Trump.