Mesrine et Entre les murs sont les favoris pour la cérémonie parisienne du 27 février

PARIS Il fallait s'y attendre. Comme la plupart des comédies populaires qui l'ont précédé, Bienvenue chez les Ch'tis, plus gros succès du cinéma français avec ses 20 millions d'entrées, a joyeusement été snobé par l'académie des Césars.

L'occasion était pourtant belle, pour une cérémonie de plus en plus boudée... par les téléspectateurs, de se réconcilier avec le grand public. Mais le film de Dany Boon n'a trouvé qu'une seule fois grâce aux yeux des professionnels du 7e art hexagonal, dans la catégorie du scénario.

De manière assez surprenante aussi, l'ouvrage le plus nominé n'est pas Entre les murs. La Palme d'or 2008, retenue parmi les cinq finalistes pour l'Oscar du meilleur film étranger 2009, n'entre en lice que pour cinq statuettes. Malgré cela, elle possède une grosse cote auprès des bookmakers, notamment pour décrocher les deux récompenses principales, celles du meilleur film (face à six autres concurrents, pour la toute première fois cette année) et du meilleur réalisateur.

Mesrine , décliné en deux opus et nominé dix fois, devrait faire main basse sur une grande partie des autres Césars. À commencer par celui du meilleur acteur pour Vincent Cassel. Et cela, malgré Guillaume Depardieu, lui aussi retenu à titre posthume.

Le reste de la razzia devrait se faire dans des catégories dites secondaires (son, photo, décors, montage).

Même si les Belges sont représentés en force (voir l'encadré ci-dessous), les sélections sont surtout marquées par l'absence des grandes productions et des comédiens les plus populaires, pour lesquels le grand public se déplace encore dans les salles.

Ce n'est pas encore cette année que les Césars vont se réconcilier avec les spectateurs qui paient leur place. Une belle occasion de ratée.



© La Dernière Heure 2009