Ardent défenseur de la comédie et du divertissement populaires, Georges Lautner appréciait les bons mots. Qu’ils soient de Michel Audiard ou pas. Voici quelques répliques cultes extraites de ses films.

"Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît." (Les tontons flingueurs)

"Quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner." (Le pacha)

"Vous savez quelle différence il y a entre un con et un voleur ? Un voleur, de temps en temps, ça se repose." (Le guignolo)

"Je sais bien que t’as pas buté l’autre imbécile, mais t’en as fait flinguer d’autres. Si on ajoute ça au racket, la drogue et les putes, ça fait une jolie carrière quand même ! Et les vingt ans que tu vas prendre, c’est un peu la médaille du travail qu’on va te remettre."

"Faites attention, quand elle voit un uniforme, elle se contrôle plus./Un uniforme, mais je suis en civil !/ Et la tête ? Qu’est-ce que vous en faites ? Vous avez celle de l’emploi. Avec vous, l’uniforme, c’est un pléonasme." (Des pissenlits par la racine)

"Le crétin chimiquement pur… Je me demande où tu vas le chercher./36 quai des Orfèvres. Je suis fidèle à mes fournisseurs." (Le pacha)

" Tout le charme de l’Orient. Moitié loukoum, moitié ciguë. L’indolence et la cruauté. En somme, le Coran alternatif." (Le guignolo)

"Plus t’as de pognon, moins t’as de principes : l’oseille, c’est la gangrène de l’âme." (Des pissenlits par la racine)

"Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute." (Le pacha)

"Moi, je roulais doucement, tranquillement à ma droite, et c’est Monsieur qui brûle un stop et qui m’emplâtre. Bon, je souligne poliment l’infraction, je souris, quand cette espèce de possédé commence à me dire un tas de gros mots que je n’ose même pas vous répéter monsieur le commissaire. Bon, j’ai peut-être eu tort de le tirer par la cravate à l’intérieur de ma décapotable. Mais c’est tout, monsieur le commissaire./Et c’est ainsi que vous lui avez fendu le cuir chevelu et ouvert l’arcade sourcilière./Ah ça… oui, j’avais changé de voiture et j’ai oublié qu’elle était pas décapotable. Voilà./Voilà. Et, dites-moi… les deux autres, les témoins ?/ Mais ils m’ont traité de brute, monsieur le commissaire." (Ne nous fâchons pas)

"C’est le sort des familles désunies de se rencontrer uniquement aux enterrements." (Les barbouzes)

" Un barbu c’est un barbu, trois barbus c’est des barbouzes." (Les barbouzes)

"Il me refait le coup du juif errant, mais il a fignolé la malédiction. Moi, je suis condamné à errer dans une valise et en plus, le type qui me porte me fait cocu." (La valise)

"Mais qu’est-ce qu’ils ont mes mokas, ils ne sont pas bons ?/Non, les derniers, ils sentaient le baba." (Joyeuses Pâques)

"J’attends ta réponse. Après, je n’aimerais pas que tu passes sous un autobus." (Mort d’un pourri)

"Vous n’allez quand même pas le tuer de sang-froid !/Oh ben si en plus faut se mettre en colère…" (Le monocle noir)

"Que puis-je faire pour vous Commandant Beaumont ?/Ouvrir les rideaux, allumer la lampe et mourir, monsieur le Président." (Le professionnel)