Cinéma Les showrunners Benioff et Weiss ont signé un très lucratif contrat d’exclusivité avec Netflix.

Chaque jour apporte son lot d’informations convergentes : la guerre des plateformes, attendue pour la fin de l’année avec l’arrivée de Disney + avant une recrudescence début 2020 avec la concurrence de HBO Max, sera sans pitié. Hier, la société aux grandes oreilles rondes annonçait uniquement pour le streaming les remakes de Maman, j’ai raté l’avion, Treize à la douzaine, Le Journal d’un dégonflé et La Nuit au musée. Histoire d’enrichir encore un peu plus son catalogue d’exclusivités, déjà riche des univers Star Wars, Marvel ou Indiana Jones.

La réplique ne s’est pas fait attendre. Netflix a aussitôt enclenché la riposte. En signant un contrat hors normes avec les créateurs de séries les plus courtisés du moment, David Benioff et Dan Weiss. Selon The Hollywood Reporter, les deux showrunners de la saga de tous les records, Game of Thrones, ont paraphé un contrat leur garantissant 200 millions $, sur une durée qui n’a pas été précisée (probablement trois ou quatre ans).

Malgré ce montant astronomique, on peut parler de coup de maître de la part de Netflix. Qui n’a finalement pas trop délié les cordons de sa bourse pour engager les deux créatifs courtisés par le Tout-Hollywood. Voici un an, elle avait en effet dû mettre 300 millions $ sur la table pour Ryan Murphy, le créateur de Glee, Nip/Tuck ou 9-1-1. Ces derniers mois, Warner Bros. (qui se cache derrière HBO Max) avait offert 500 millions $ à J.J. Abrams (le réalisateur de la fin de l’ennealogie Star Wars) ou 400 millions $ à Greg Berlanti (le concepteur de Dawson, Everwood, Arrow, The Flash, Riverdale, Batwoman). En comparaison, alors que leur cote est au zénith, Benioff et Weiss paraissent presque bon marché.

On attend maintenant avec impatience de voir quelle nouvelle série ils vont concocter pour battre tous les records de Game of Thrones, tout en continuant à apporter leurs idées à la nouvelle trilogie Star Wars. C’est un euphémisme de préciser que la barre est placée extrêmement haut pour eux. Mais 200 millions $ en poche, ça devrait les aider à supporter la pression.