Dark Horse. Une histoire si on veut

BRUXELLES Né en France, élevé en Islande mais finalement diplômé de la Danish School du cinéma, l'auteur et metteur en scène Dagur Kari nous avait surpris, voire épaté avec son premier long métrage sorti sur nos écrans voici un peu plus de trois ans. Noi albinoi racontait l'histoire originale d'un jeune Islandais qui rêvait de quitter les fjords perdus de l'Atlantique Nord en compagnie d'une jeune compatriote. Malheureusement, Dark Horse n'est pas à la hauteur des promesses contenues dans l'ouvrage susvisé. Il y a pourtant des similitudes entre les deux films. Le héros, Daniel, est un spécialiste des graffitis. Un jeune homme un peu (!) irresponsable qui gare sa vielle Fiat 500 n'importe où et collectionne les amendes et les factures impayées. Sa rencontre avec Franck, une serveuse aussi irresponsable que lui, ne va rien arranger, à moins que «les négations ne se détruisent», selon le bon vieux proverbe confirmé par la mathématique de base...Le problème de Dark Horse est qu'à force de baser son script sur les pulsions incontrôlées de ses héros, sa construction est inexistante et sa mise en scène totalement approximative. On n'arrête donc pas de tourner en rond et le pire est que ce... tournage de surplace dure pas loin de deux heures. Il faut donc bien du courage pour suivre cette histoire qui n'en est pas une, même si elle comporte quelques passages intéressants, voire amusants.

© La Dernière Heure 2006