Les Schtroumpfs. Très sympa pour les petits, moins pour les adultes

RÉSUMÉ. Le Schtroumpf gaffeur porte bien son nom : le jour de la Lune bleue, Gargamel trouve le village grâce à ses maladresses. Seule solution : fuir. Mais de deux chemins, il prend forcément le mauvais et se retrouve, avec le Grand Schtroumpf, la Schtroumpfette et quelques amis, en plein cœur de New York. Une ville à laquelle ils ne comprennent bien évidemment rien. Et comme si cela ne suffisait pas, Gargamel les y traque.

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NOTRE AVIS. Pas facile, dans un premier temps, de s’habituer au nouveau look des Schtroumpfs. Surtout celui de la Schtroumpfette, dont le visage est étrangement mal proportionné. Comme les humains (en chair et en os, eux) respectent les standards caricaturaux des comédies américaines (le gentil est très gentil, sa femme l’admire béatement quoi qu’il fasse et le méchant fait montre d’une stupidité sans bornes), on sent la déception s’imposer lourdement.

Puis, progressivement, les bleus à l’âme s’estompent sous l’humour des dialogues (“Je vais être couvert de bleus ”, s’exclame le Schtroumpf à lunettes en pleine chute), l’ironie inattendue (“Une Schtroumpfette pour 99 Schtroumpfs, ce n’est pas du tout bizarre… ” ou “Ils nous écriront des nanocartes postales quand ils seront à Schtroumpfville ! ”), un magnifique hommage à Peyo à partir d’une véritable BD et, surtout, du chat Azraël, tout simplement irrésistible dans ses expressions ébahies ou son rire sardonique.

Avec un cinéaste audacieux, plus préoccupé de respecter l’univers de la série plutôt que de faire de la pub pour une foule de produits et de suivre bêtement les rails des comédies balourdes américaines (style Garfield ), le résultat aurait sans aucun doute été plus convaincant. Les adultes n’y trouveront pas leur compte, mais les fans inconditionnels et les jeunes enfants devraient s’amuser dans l’ensemble. Comme c’est à eux qu’est destinée cette comédie…

Les Schtroumpfs

Comédie/animation

Réalisé par Raja Gosnell

Avec Neil Patrick Harris et les voix de Cœur de pirate, Gérard Hernandez, Lorant Deutsch

Durée 1 h 42



© La Dernière Heure 2011