Trop is te veel pour les fans de James Bond. Ils n’en peuvent plus tant leurs nerfs sont mis à rude épreuve en raison de la crise sanitaire. C’est à peine s’ils n’ont pas noirci toutes les cases de leurs calendriers à cause des reports successifs de leur Graal, à savoir la sortie de No Time To Die, la 25e aventure officielle de l’agent 007, la cinquième et dernière pour Daniel Craig. Initialement programmée pour le 8 avril dernier, a été d’abord reportée au 11 novembre puis au 2 avril… 2021. Une éternité pour irréductibles adeptes du serviteur de sa Très Gracieuse Majesté.

Inspirés par la tentative avortée de certaines plateformes de streaming pour racheter le film afin de le proposer tout de suite à leurs abonnés, des fans se sont mis en tête de faire de même. Ils se sont lancés dans un pari complètement fou pour ne pas dire insensé : rassembler les 600 millions de dollars que demanderait la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM) pour céder ses bobines pour les offrir au monde entier début décembre en guise de cadeau de Noël. Pour mener à bien leur projet, ils ont mis sur pied une collecte via le site de crowdfunding GoFundMe. Détail cocasse. La Team Bond à la manœuvre avait initialement fixé l’objectif à 607 millions de livres sterling. Or il apparaîtrait que le montant nécessaire soit de 607 millions de dollars, soit moins. Elle se propose donc de consacrer le reliquat à des bonnes œuvres. Un geste charitable s’il en est.

Pas à vendre

Encore faut-il parvenir à rassembler une telle somme. Et à vrai dire, cela semble bien mal parti. Lancée le 25 octobre, la collecte Bond saves Christmas n’a pour l’instant éveillé l’attention que de 79 donateurs ayant généreusement proposé 825 livres… Tout juste de quoi acheter les pop-corn. Et encore…

De toute façon, la MGM a prévenu, son film n’est pas à vendre. Elle entend bien le projeter dans les salles de cinéma lorsque les conditions le permettront. Soit pas avant le 2 avril prochain. Et si la crise venait à se prolonger plus longtemps encore, il faudra encore prendre son mal en patience bien plus longtemps car avec tous les reports enregistrés dans le cinéma, les créneaux disponibles – et rentables – sont devenus une denrée des plus rares.